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Tué en Colombie-Britannique

Moins de six ans de prison pour le meurtrier de Raphaël Bussières

Kathleen Frenette | Agence QMI

Gracieuseté

Malgré un lourd passé en matière criminelle, l'homme de 28 ans qui a poignardé à mort un Lévisien en Colombie-Britannique en novembre 2016 passera moins de six ans derrière les barreaux. Une peine qualifiée par la famille de la victime de «ridicule».

Après avoir plaidé coupable à une charge réduite d’homicide involontaire, Justin Carte, qui a poignardé à mort Raphaël Bussières, 20 ans, de Lévis, a écopé, jeudi, d’une peine de 90 mois de détention de laquelle il faut retrancher le temps passé sous garde, tant et si bien que l’accusé va passer un peu moins de six ans en détention.

Moins de 24 heures après l’annonce de cette sentence, les proches du jeune homme de Saint-Nicolas, tué de façon tout à fait gratuite par Carte, avaient encore du mal à comprendre cette peine qu’ils qualifient de «ridicule».

Pour la mère du jeune homme poignardé, devoir vivre avec «cette sentence» rend les choses encore plus difficiles, et rien ne garantit que l’accusé, un individu de 28 ans qui cumule près d’une quarantaine de dossiers en matière de crime contre la personne, reprendra, avec cette peine, le droit chemin.

«Il n’y a personne qui va me faire croire que dans cinq ans, cet individu-là va être réhabilité. Deux jours avant de poignarder mon fils, cet homme était détenu et il avait été remis en liberté sous probation. J’en veux à la justice de l’avoir laissé dans la rue», a fait savoir Stéphanie Lachance, jointe par Le Journal.

Maintenant que la sentence a été rendue, la mère de Raphaël entend prendre «quelques jours en famille» pour se reposer puisqu’elle se dit «à plat et défaite».

Par contre, bientôt, elle entend mener un autre combat au nom de son garçon, un jeune homme brillant et intelligent, qui avait l’avenir devant lui.

Pour elle, il est inadmissible que le système de justice tourne uniquement autour des accusés alors que ce sont d’abord et avant tout les victimes qui devraient être au cœur du débat.

«On protège beaucoup le droit des accusés, mais est-ce que notre société a le droit d’être en sécurité? Est-ce que la liberté provisoire qu’on a donnée à l’accusé, deux jours avant qu’il tue Raphaël, était-ce qu’il y avait de mieux pour lui? Aujourd’hui, il ajoute à son dossier une accusation d’homicide involontaire et mon fils n’est plus là...», a-t-elle laissé tomber en ajoutant que la société devait se poser les bonnes questions.

«Carte, ce n’était pas un malade mental, c’était un malade social qui se promenait avec un couteau démontrant, selon moi, une intention de violence. Ce n’est désormais plus à la pièce que l’on va devoir traiter ces cas-là, mais bien en société et avec l’aide des gouvernements», a-t-elle dit en terminant.

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