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Commission des libérations conditionnelles

Un ancien proxénète libre comme l'air

Antoine Lacroix | Agence QMI

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Chantal Poirier/Agence QMI

Un ex-proxénète violent qui avait forcé une femme à se prostituer pour assouvir ses goûts de luxe, comme conduire une BMW, est maintenant libre comme l’air.

Condamné en 2013 à cinq ans de prison après avoir violenté pendant sept mois sa victime afin qu’elle lui remette tout son argent en se prostituant, Iman Hosseini n’a plus l’obligation de se rapporter en maison de transition depuis le début du mois de décembre.

C’est sa bonne conduite qui a convaincu la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC). Selon l’organisation, l’obligation d’être en maison de transition n’était «plus raisonnable et nécessaire pour protéger la société et la victime». Il était sorti de prison en janvier dernier avec plusieurs conditions à respecter.

Sa victime était forcée de danser jusqu’à six jours par semaine, sous peine d’être tabassée. En sept mois, de 2009 à 2010, Hosseini avait gagné 100 000 $ pour satisfaire ses goûts luxueux, comme posséder des véhicules BMW et Maserati.

L’équipe de gestion de cas de Hosseini a recommandé qu’il ne doive plus se soumettre à cette condition parce que «son risque de récidive est plus bas» et qu’il «réintègre avec succès la société».

Drogue

Mais son incarcération n’a pas toujours été positive, relève toutefois la CLCC. Il a notamment été relié à du trafic de drogue au sein du pénitencier.

Il a aussi tenté de faire entrer des biens personnels lors d’une visite familiale et il a eu des relations sexuelles lors d’une visite.

«Il est noté que vous avez agrippé par la gorge un visiteur», peut-on lire dans le rapport.

Hosseini est encore contraint de rapporter toutes relations avec des femmes, qu’elles soient intimes ou non, de ne pas être en contact avec sa victime, et doit éviter de se retrouver dans des bars de danseuses ou en présence d’escorte.

– Avec Michaël Nguyen

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