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Sabrina Cournoyer: une fille et sa passion

Nathalie Slight | Agence QMI

 - Agence QMI

Instagram/Sabrina Cournoyer

Jonquière, Rimouski, Port-Cartier, Drummondville, Québec et Montréal. La pétillante Sabrina Cournoyer a trimballé sa passion pour la musique, les arts et les spectacles un peu partout en province jusqu’à ce qu’elle joigne l’équipe matinale de Salut Bonjour, en septembre dernier. Portrait d’une jeune femme qui n’a pas peur de suivre son destin.

Sabrina, ton amour pour les arts et les spectacles ne date pas d’hier!

J’ai toujours adoré la musique. Au secondaire, je faisais découvrir de nouveaux artistes à mes amis. Sur internet, j’allais sur les blogues de fans de musique, je furetais sur le site My Space à la recherche de coups de coeur musicaux. J’ai un souvenir très précis d’un cours d’arts plastiques, en troisième secondaire, où j’effectuais un bricolage avec un vieux Discman. J’ai alors réalisé que la musique était au centre de ma vie et que je devais trouver un métier lié à cette passion.

As-tu déjà envisagé l’éventualité de devenir chanteuse ou musicienne?

Jamais! J’admire les gens qui composent de la musique, qui ont ce don de transmettre des émotions par des chansons, justement parce que c’est un talent que je ne possède pas. (rires) Ce que j’aime, c’est mettre les artistes en lumière, c’est donner envie aux gens d’écouter leur musique, d’aller voir leur spectacle. Je crois fermement au pouvoir de la musicothérapie.

Que veux-tu dire?

Nous avons tous et toutes des chansons qui nous ont aidés à traverser certaines étapes charnières ou épreuves de notre vie. Des chansons qui nous inspirent, nous apaisent, nous consolent... qui mettent des mots sur nos émotions. Adolescente, j’étais une fan finie de Linkin Park! Je me retrouvais énormément dans les paroles de leurs chansons. Lorsque le leader de la formation, Chester Bennington, a mis fin à ses jours en juillet dernier, j’ai eu l’impression de perdre un ami, puisque ses textes m’avaient accompagnée une bonne partie de ma vie. Ça prouve à quel point c’est profond, le pouvoir de la musique.

Tu as étudié en animation radio.

Oui. À 16 ans, j’ai quitté la banlieue de Montréal pour étudier en Techniques de communication dans les médias, à Jonquière. J’ai ensuite décroché un stage à la radio de Rimouski, mais comme il n’y avait aucun poste pour moi là-bas, je me suis «exilée» à Port-Cartier, sur la Côte-Nord. Ça prouve à quel point j’étais passionnée, motivée et déterminée à travailler dans mon domaine! Je suis ensuite retournée travailler à la radio de Rimouski, pour finalement me retrouver à une station de Drummondville. Grâce à la radio, je connais bien mon Québec! (rires)

Comment as-tu effectué tes premiers pas à la télévision?

Grâce à un concours à MusiquePlus, j’ai décroché un emploi de VJ! Durant la même période, j’ai été engagée à Énergie Montréal. Je travaillais donc sept jours sur sept: j’étais à la télévision la semaine, et à la radio le week-end. Je ne pouvais pas être plus heureuse, je flottais sur un nuage! Puis, après quelques mois, j’ai perdu mes deux emplois la même semaine!

Tu devais être complètement dévastée!

Le mot est faible. Mais, avec le recul, je peux dire que c’est une des choses qui m’ont fait réaliser que rien n’arrive pour rien. Sur le coup, perdre son emploi — et dans mon cas, mes emplois —, c’est difficile, mais la vie n’aime pas le vide: quand elle enlève un morceau, c’est pour en remettre un autre. Ça peut prendre du temps, mais le vide finit toujours par se remplir, et souvent par quelque chose de mieux que ce qu’on avait au départ!

Combien de temps as-tu attendu pour que ce vide dans ta vie soit comblé?

Un an et demi! J’ai travaillé pour Sushi à la maison, En direct de l’univers et Un air de famille, j’ai suivi une formation pour enseigner le yoga... C’était des emplois intéressants, mais je ne me sentais jamais à 100 % sur mon X. Puis, un jour, on m’a appelée pour passer un «screen test» pour la chronique culturelle à Salut Bonjour Weekend. Ça faisait des années que j’envoyais mon démo et mon CV, sans jamais recevoir de retour. On m’a finalement contactée au moment où je m’y attendais le moins, pour un remplacement de congé de maternité. Quand on est due, on est due! Il faut faire confiance à la vie...

Te voilà officiellement rendue à Salut Bonjour à Montréal. Comment composes-tu avec cet horaire matinal?

À ma grande surprise, j’adore l’horaire matinal! Me lever en pleine nuit pour effectuer un travail que j’adore et être entourée d’une équipe extraordinaire, je n’ai aucun problème avec ça! Ça peut paraître cliché de dire ça, mais les gens que je côtoie sur le plateau font toute la différence, et l’horaire importe peu. Si je pouvais dormir jusqu’à midi tous les jours pour ensuite occuper un emploi moche, avec une équipe plate, je serais extrêmement reposée... mais bien malheureuse! (rires)

Une vie équilibrée

«Pour survivre à l’horaire matinal, il faut mettre toutes les chances de notre côté en gardant la forme, indique Sabrina. Je pratique la méditation et le yoga, qui me permettent de me recentrer et de retrouver rapidement mon énergie. Quand on est debout à 3 h du matin, c’est facile de déjeuner huit fois dans la journée ou de compenser le manque de sommeil en mangeant des cochonneries. (rires) En effet, l’alimentation joue pour beaucoup dans les réveils sereins à 2 h 50 du matin!»

Salut Bonjour, en semaine de 6 h à 10 h, à TVA.

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