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Le plus haut au Canada

Le salaire minimum à 14 $/h entre en vigueur en Ontario

Agence QMI

L'arrivée de 2018 a offert une raison de plus à des millions d'Ontariens pour célébrer alors que le salaire minimum a fait un bond substantiel, passant de 11,60 $ de l'heure à 14 $ de l'heure dès le 1er janvier.

Grâce à cette hausse du salaire minimum, environ 55 % des employés du secteur du commerce de détail ont droit à une hausse salariale, a estimé le ministère du Travail de l'Ontario.

En parallèle, les serveurs de boissons alcoolisées ont vu leur salaire minimum grimper de 10,10 $ de l'heure à 12,20 $ de l'heure. Quant aux étudiants de moins de 18 ans, ils doivent désormais être payés au moins 13,15 $ de l'heure, contre 10,90 $ de l'heure auparavant.

Avec cette hausse, l'Ontario est devenue la province à offrir le salaire minimum le plus élevé au pays, tout juste devant l'Alberta et ses 13,60 $ de l'heure. La province de l'Ouest devrait toutefois devenir la première à atteindre la barre du 15 $ de l'heure le 1er octobre 2018, suivi par l'Ontario qui franchira ce seuil le 1er janvier 2019.

Au Québec, le salaire minimum est présentement fixé à 11,25 $. Il passera à 11,75 $ le 1er mai prochain.

Des craintes

Célébrée par certains, la hausse du salaire minimum a toutefois été accueillie avec scepticisme par d'autres. Le Bureau de la responsabilité financière de l'Ontario a notamment avancé que le 15 $ de l'heure coûtera plus de 50 000 emplois.

La Banque TD, de son côté, a tablé sur une perte de 80 000 à 90 000 emplois d'ici la fin de la décennie, tandis que le Centre canadien d’analyse économique a évoqué que jusqu'à 185 000 emplois pourraient être menacés.

Au Québec, le fondateur et président exécutif du conseil d’Alimentation Couche-Tard, Alain Bouchard, a indiqué au cours de la dernière année, qu'il s'attendait à devoir fermer des commerces en Ontario. L'épicier Metro, pour sa part, a affirmé s'attendre à devoir débourser jusqu'à 50 millions $ en plus en 2018 en raison de la hausse salariale, avait rapporté le «Journal de Montréal».

Des congés

En plus de voir le salaire minimum grimper, les Ontariens ont aussi droit, dorénavant, à plus de jours de congé. Notamment, les entreprises doivent désormais offrir un minimum de trois semaines de vacances à leurs employés comptant cinq ans d'ancienneté et plus.

L'Ontario s'est aussi doté de programmes permettant aux victimes de violence familiale ou sexuelle de prendre jusqu'à 15 semaines de congé et aux parents de prendre jusqu'à deux ans de congé en cas d'un décès ou de la disparition d'un enfant. Quant aux travailleurs de petites entreprises, ils ont maintenant droit à 10 jours de congé d'urgence personnelle par année.

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