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Enquête comparative

Les anglophones du Québec plus nombreux à vivre dans la pauvreté

Agence QMI

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Pascal Huot - stock.adobe.com

Les Québécois anglophones sont en proportion plus nombreux à vivre avec un faible revenu que les francophones, révèle une enquête de l’Association d’études canadiennes (AÉC).

«Cela va à l’encontre du préjugé historique selon lequel les anglophones sont mieux nantis et que les francophones sont plus vulnérables économiquement», a indiqué au quotidien «The Gazette» Jack Jedwab, président de L’AÉC, mardi.

Au Québec, 16 % des anglophones vivent avec un faible revenu, contrairement à 13 % pour les francophones. Cette proportion augmente à 25 % chez les allophones, c’est-à-dire chez ceux qui n’ont ni le français ni l’anglais comme langue maternelle.

«On constate que [les anglophones forment] une communauté diversifiée, avec une proportion élevée de nouveaux arrivants. On y retrouve un pourcentage élevé de minorités visibles, où il y a certainement plus de vulnérabilité», a ajouté M. Jedwab.

Toujours selon les données rapportées par le quotidien montréalais, les immigrants sont également plus susceptibles de vivre dans la pauvreté à Montréal (21 %) que dans une autre grande ville canadienne (17 %).

Mais la situation est pire encore pour les Québécois d’expression anglaise qui vivent à l’extérieur de Montréal. Ils sont trois fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que les francophones. Cette situation s’expliquerait notamment par le vieillissement de ces communautés, qui les rend du même coup plus vulnérables.