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Études de qualité du sol

Le terrain du projet de cimetière musulman à Québec est contaminé

Sophie Côté | Agence QMI

Archives Stevens Leblanc

L’aménagement d’un cimetière musulman sur un terrain de Québec vendu par la Ville au Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) n’est toujours pas assuré.

Des études sur la qualité du sol réalisées par le CCIQ dans la foulée de son offre d’achat pour un terrain municipal situé tout juste au sud de la rue Frank-Carrel et voisin du cimetière Belmont ont révélé «un certain degré de contamination», a confirmé au «Journal de Québec» le responsable du dossier.

«Nous avons déposé le dossier au ministère de l’Environnement quelques jours avant Noël. Ce qu’on espère, c’est que le degré de contamination du terrain n’est pas assez fort pour un cimetière et que le ministère pourra nous offrir le certificat d’acceptation», a expliqué Mohamed Kesri, responsable du dossier du cimetière musulman à la mosquée de Québec.

«Le Journal» rapportait en décembre que plus de quatre mois après l’annonce de la transaction lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville, celle-ci n’était toujours pas conclue. Le CCIQ venait de se voir accorder du temps par la Ville pour terminer ses études de sol.

Débris de construction

«D’une part, il y a des résidus de dépôt à neige parce qu’il y a un dépôt à neige à côté du terrain, a indiqué M. Kesri. L’autre chose, c’est qu’il y a eu un dépôt de tout ce qui est débris de construction d’asphalte, de cailloux, de pierres, de gravier sur ce terrain-là lorsqu’ils ont agrandi l’autoroute du Vallon [Robert-Bourassa]», a-t-il précisé.

De mauvaises surprises auxquelles le CCIQ ne s’attendait pas, a admis M. Kesri. «Si on nous avait vendu un terrain sur lequel il y avait un garage ou une pompe à essence, automatiquement, on aurait dit "décontaminez-le avant", mais on ne pouvait jamais imaginer qu’un terrain en pleine nature, il y aurait un degré de contamination», a-t-il glissé.

Optimisme prudent

Le responsable du dossier demeure toutefois optimiste de recevoir le certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement dans les prochaines semaines - une étape obligatoire pour tout aménagement de cimetière au Québec -, afin de conclure la transaction chez le notaire.

«Notre expert dit que pour un cimetière, on a des chances de pouvoir recevoir notre permis du ministère. [...] Selon le comité qui travaille sur le dossier, on s’imagine les chances d’acceptation à 80 %, a-t-il avancé. On garde espoir d’ouvrir notre cimetière en 2018.»

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