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Traverse Québec-Lévis

24 passagers coincés durant 4 heures sur le navire Alphonse-Desjardins

Martin Lavoie | Agence QMI

Les 24 passagers de l’Alphonse-Desjardins, qui étaient coincés depuis 9h45 à bord du navire prisonnier des glaces, sont arrivés au port de Québec un peu avant 14h.

Les activités de la traverse Québec-Lévis, qui étaient suspendues depuis l’incident, sont maintenant revenues à la normale.

L’Alphonse-Desjardins était presque rendu à Québec lorsqu’il s’est retrouvé prisonnier. Il a dérivé jusque devant le chantier de Lévis.

«Le capitaine est parvenu à immobiliser le navire dans la batture de glace. Il était en sécurité lorsque l’intervention du brise-glace a été demandée», a expliqué Maryse Brodeur, directrice des communications à la Société des traversiers de Québec (STQ).

«Il aurait réussi à s’attacher (au quai de Québec), mais la présence d’un cargo a un peu retardé sa manœuvre», a expliqué Julien Després, capitaine du Lomer-Gouin, l’autre traversier de la ligne Québec-Lévis.

Les secours en panne

Le brise-glace Terry-Fox, de la Garde-Côtière, ayant eu une avarie à une génératrice, un remorqueur du groupe Océan, l’Océan Taïga, a été appelé en relève. «Ça ne part pas tout de suite de même, il faut appeler le monde pour qu’il vienne à bord, mais pendant ce temps le tapis à glace n’arrête pas», précise M. Després. Une situation qui a évidemment retardé l’opération.

Situation particulière, les trois autres remorqueurs étaient aussi pris dans la glace, ainsi que deux cargos.

Selon Mme Brodeur, le Taïga «a énormément souffert» et eu beaucoup de difficultés a extraire le traversier des glaces. Finalement, l’Alphonse Desjardins a été tiré jusqu’au bassin Louise d’où il a rejoint son quai d’attache par ses propres moyens.

Conditions extrêmes

Le phénomène qui s’est produit est appelé un bouchon. «Ça se produit deux heures après le début de la marée baissante. La glace se comprime et commence à descendre. Avec les froids que nous avons c’est pire que d’habitude et ça s’accumule un jour après l’autre», raconte le capitaine Després.

«C’est des conditions exceptionnelles, mais ça arrive, c’est comme un cycle», poursuit-il.

«Des capitaines des autres remorqueurs disaient qu’ils n’avaient jamais vu des conditions aussi pires. Pour ma part, j’ai peut-être vu pire une fois, il y a quatre ou cinq ans, alors que même le brise-glace était resté pris en haut des ponts», se remémore M. Després.

Le capitaine du Lomer-Gouin tient cependant à se faire rassurant sur la sécurité. «C’est plate parce qu’on perd du temps et que les gens arrivent en retard au travail, mais il n’y a pas de danger pour personne, vraiment pas.»