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Saguenay

Un salaire moins élevé pour les membres du cabinet de l'ancien maire Jean Tremblay

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

Les conditions de travail des membres du cabinet de l'ex-maire de Saguenay étaient moins généreuses que celles accordées à des membres du personnel-cadre, montrent les contrats de quatre personnes obtenus par TVA Nouvelles.

Embauché en janvier 2012, Pierre Guillot était conseiller en communication au cabinet du maire. Il recevait un salaire annuel brut de 75 000 $. Son contrat avait une durée indéterminée. Après une controverse entourant un voyage sur la Côte d'Azur impliquant le Festival forestier de Shipshaw, Pierre Guillot avait démissionné du cabinet en février 2014.

Pour sa part, Richard Bandford, embauché en septembre 2014 comme directeur du cabinet, était payé 78 044 $ par année. Il n'a été que trois mois en poste, car son contrat se terminait à la fin de 2014.

Un troisième contrat obtenu via la Loi d'accès à l'information, celui du responsable des communications Gilbert Fortier, qui avait été embauché en décembre 2015, a valu à ce dernier 70 000 $ par année. M. Fortier a quitté son emploi lors des dernières élections avec une prime de sept semaines de salaire.

Enfin, la directrice de cabinet, Line Gagnon, touchait 98 000 $ par année en vertu de son contrat signé en novembre 2015.

Alors que les contrats de messieurs Guillot et Bandford avaient été conclus avec la Ville de Saguenay, c'est avec Jean Tremblay en sa qualité de maire que Gilbert Fortier et Line Gagnon se sont entendus.

Dans ces deux cas, le document les obligeait à faire en sorte que leur conduite personnelle ne ternisse pas l'image du Maire envers quiconque. Leur contrat d'un an était reconduit sans avis ni formalité pour être valide jusqu'à la fin du mandat du maire.

Dans les quatre contrats, les employés se sont engagés à ne pas dévoiler ou divulguer quelque information confidentielle ou secrète dont ils auraient eu connaissance en travaillant pour la Ville.

Les quatre n'avaient aucun horaire parce qu'ils devaient effectuer les heures de travail nécessaires à l'accomplissement de leurs tâches. La Ville contribuait à leur Régime enregistré d’épargne retraite (REER) individuel dans une proportion de 10 % de la rémunération.

Tous devaient aussi se conformer aux directives données par le maire.

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