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Témoignage

Vivre avec une quadruple amputation

TVA Nouvelles

La triste histoire de Sabryna Mongeon, qui a dû subir l'amputation de ses bras et de ses jambes pendant le temps des fêtes à la suite d'un accident, interpelle une mère de famille de Trois-Rivières, Marie-Sol St-Onge.

Cette dernière a subi elle aussi une quadruple amputation il y a six ans après avoir contracté la bactérie mangeuse de chair. Elle a été touchée par cet événement.

«Ça nous replonge, aussi, rapidement dans tout ce branle-bas de combat qu’on a vécu, raconte Mme St-Onge. C’est avec beaucoup d’empathie que j’ai lu cette nouvelle-là.»

La femme est revenue sur son expérience et des étapes difficiles à travers lesquelles elle a dû passer.

«Tout de suite, on pense à l’acceptation, à la réadaptation, mais je dirais même qu’avant d’être rendue à accepter ce qui nous arrive, il faut vivre ses deuils, affirme-t-elle. Il faut pleurer. Il y en a aussi qui vont vivre la colère. Il me semble que c’est important de prendre le temps de passer chaque étape, d’extérioriser le plus possible, pour après ça, se remplir d’amour.»

Marie-Sol St-Onge avait été hospitalisée après avoir été infectée par une bactérie.

«On m’a mis dans un coma parce que la bactérie prenait toute la place dans mon corps et j’avais de la difficulté à respirer, relate-t-elle. Tout de suite, j’étais sur un respirateur artificiel. Quand je me suis réveillée une semaine plus tard, j’étais toujours intubée, mais j’avais aussi les quatre membres nécrosés après moi. Tous les dommages ont été faits pendant ce court laps de temps là.»

Elle explique qu’elle a dû vivre avec les nécroses pendant un mois et demi avant que son état de santé ne lui permette de les amputer.

«Ça a un bel effet, si on veut, dit la femme. Dans le sens où j’ai vraiment eu le temps de faire mes deuils, de réaliser que ça ne reviendrait pas, que c’était irrécupérable.

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