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Avantages sociaux

Le syndicat Unifor juge «scandaleuses» les coupes au Tim Hortons

Agence QMI 

Brian Thompson/Expositor

La décision de Tim Hortons et d’autres entreprises en Ontario de couper les avantages sociaux et les pauses rémunérées sous prétexte que le salaire minimum est passé à 14 $ l’heure en 2018 «constitue une tactique d’intimidation de la part des propriétaires d’entreprise», selon le syndicat Unifor.

«L'augmentation du salaire minimum qui s'applique depuis le 1er janvier dernier est attendue depuis longtemps et elle est très bien méritée. Il est tout simplement scandaleux de constater que des propriétaires d'entreprises prospères utilisent cette situation comme prétexte pour satisfaire à leur propre cupidité», a indiqué Jerry Dias, président du syndicat Unifor, dans un communiqué vendredi soir.

Cette réaction survient alors que la colère gronde depuis quelques jours contre les enfants des deux co-fondateurs de Tim Hortons, Ron Joyce Jr. et Jeri-Lynn Horton-Joyce. Ils ont envoyé en début de semaine une lettre aux employés de leur franchise de la ville de Cobourg, à l’est de Toronto, pour les informer qu’ils perdraient, entre autres, leurs pauses payées en raison de la hausse du salaire minimum.

Dans la foulée, des employés de nombreuses autres franchises en Ontario ont également dénoncé des coupes similaires et une vague de contestation de Tim Hortons a pris forme sur les réseaux sociaux.

«Nous ne pouvons pas continuer d'avoir une économie basée sur des salaires au seuil de la pauvreté pour les travailleurs. Au moment où les directeurs généraux empochent des salaires records de plusieurs millions de dollars, il n'est pas exagéré de demander que les travailleurs aient droit à un niveau de vie décent - et cela commence par l'augmentation du salaire horaire minimum», a ajouté M. Dias.

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