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«No Pants Subway Ride»

Une trentaine de personnes sans pantalon dans le métro de Montréal

Zacharie Goudreault | Agence QMI

Une trentaine de personnes ont enlevé leurs pantalons dans le métro de Montréal dimanche après-midi, prenant ainsi part à un événement festif auquel participent des milliers de personnes chaque année à travers le monde dans le seul but d’avoir du plaisir.

«C’est amusant. C’est une bonne façon de se faire des amis, de briser la glace», a lancé Chuk Odenigbo, rencontré à la station de métro Sherbrooke aux côtés des autres participants à la 17e édition de l’événement «No Pants Subway Ride», qui se déroulait cette année dans le réseau du métro d’une trentaine de villes, dont Toronto, New York, Jérusalem et Berlin.

Alors que la température extérieure ressentie dans la métropole était sous la barre des -20 degrés Celsius, la température à l’intérieur des wagons du métro frôlait parfois les 26 degrés Celsius dimanche après-midi. Certains participants à l’événement étaient d’ailleurs heureux d’avoir une bonne raison de ne pas porter leurs pantalons sous cette chaleur.

Arrêt de service

Après avoir collectivement enlevé leurs pantalons à la station de métro Sherbrooke, les participants ont emprunté le métro sous les flashs des caméras jusqu’à la station Berri-UQÀM avant d’emprunter la ligne verte en direction de la station Lionel-Groulx.

Le déroulement de l’activité a toutefois été perturbé lorsqu’un arrêt de service a paralysé la ligne verte pendant environ 25 minutes, donnant l’occasion aux participants d’apprendre à se connaître et à immortaliser le moment sur leur téléphone intelligent ou dans un cahier à dessin.

«Je compte faire une vingtaine de croquis [de participants], a indiqué le dessinateur Paul Davidson, lui-même sans pantalon.»

Pour certains, cet événement était l’occasion de créer des liens avec d’autres usagers du métro.

«C’est un bon moyen de rencontrer des gens et c’est vraiment amusant», s’est réjoui Nikolas Romero, originaire du Venezuela, qui prenait part à cet événement annuel pour la cinquième fois dimanche accompagné de son amie de coeur.

Quelques usagers du métro ont toutefois mal réagi en apercevant plusieurs personnes sans leurs pantalons. «J’ai croisé plusieurs regards de dégoût, des gens qui roulaient les yeux, mais je m’attendais à ça», a déclaré Claire Grenier, qui étudie à l’Université McGill.

Un long trajet

Isaac Robinson a réalisé un trajet en automobile de plusieurs heures entre la municipalité de l’État du Maine où il réside, aux États-Unis, et Montréal afin de prendre part à cet événement.

«On est venus pour ça, a-t-il affirmé. On a fait six heures d’auto et ça valait la peine», a lancé l’étudiant universitaire aux côtés de l’amie avec qui il a réalisé ce long trajet.

Ampleur

Initié en 2002 par sept jeunes hommes dans le réseau du métro de New York, l’événement a depuis pris une ampleur internationale, plus de 60 villes y ayant participé au fil des années.

Celui de Montréal n’est d’ailleurs associé à aucune cause particulière, son seul objectif étant de faire sourire les usagers du métro et de rappeler qu’il ne faut pas avoir peur du ridicule.

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