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Un effet de la pénurie de main-d’oeuvre

La durée des prestations de chômage diminue à Trois-Rivières

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Le faible taux de chômage qui prévaut présentement à Trois-Rivières à des conséquences inattendues pour la région.

De plus en plus, les entreprises peinent à recruter des travailleurs, et ce, alors que plusieurs projets économiques en marche sont sur le point de rendre disponibles des centaines d'emplois.

«Ça cause certains problèmes de pénurie de main-d'œuvre dans certains domaines, c'est clair», a reconnu le directeur général adjoint d'Innovation et développement économique Trois-Rivières, Jean Côté.

La baisse du taux de chômage observé dans la région étonne le Mouvement Action Chômage. «On n'a pas entendu parler nécessairement de création d'emplois ou d'investisseurs dans la région», a fait remarquer avec scepticisme Réal Labarre.

Avec un aussi bas taux de chômage, il faut maintenant avoir travaillé 700 heures pour se qualifier à l'assurance-emploi à Trois-Rivières. La période de prestation, elle, ne dépasse plus les 14 semaines, alors qu'elle s'est déjà étendue jusqu'à 16, voire 18 semaines dans la région.

Les mouvements de défense de chômeurs entendent profiter de cette embellie pour remettre de l'avant des revendications de longue date. Ceux-ci constatent qu'en général, au Québec et au Canada, on compte moins de chômeurs à indemniser et plus de travailleurs qui cotisent au régime. «Nous, on demande [...] que le taux pour se qualifier [à l'assurance-emploi] soit de 350 heures ou treize semaines [de travail]. Ce sont des choses qui ne mettraient pas en déficit la caisse», a indiqué Véronique Martineau, coordonnatrice au Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi.

Trois-Rivières a déjà porté le titre peu enviable de «capitale nationale» du chômage dans les années 90 et au début des années 2000 avec un taux de sans-emploi dépassant les 12 %.

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