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Au même titre que le tabac et l’alcool

Taxer la viande pour mieux s’alimenter ?

TVA Nouvelles 

Classer la viande parmi les vices et la taxer au même titre que le tabac et l’alcool n’est pas un nouveau concept, mais il a été appuyé par le Farm animal investment risk & return Initiative (FAIRR), un groupe très influent qui représente 2,3 trilliards $ d’investissements dans l’industrie agroalimentaire.

Selon Sylvain Charlebois, spécialiste de l’industrie agroalimentaire et doyen de la faculté de gestion de l’Université Dalhousie, trois raisons principales motivent cette mesure.

D’abord, l’agriculture représente 18 % de l’émission de gaz à effet de serre et l’ensemble provient de l’élevage d’animaux. Ensuite, plusieurs s’inquiètent du traitement éthique de l’animal.

Finalement, on évoque des raisons de santé. Notamment, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la charcuterie en catégorie des aliments pouvant causer le cancer.

«Si on commence avec ça, on s’arrête où ? Je suis un peu préoccupé qu’on s’attaque à un produit qui fait partie de nos traditions culinaires depuis des centaines d’années, a dit Sylvain Charlebois en entrevue avec Mario Dumont. Ce n’est pas comme le tabac et l’alcool dont on tente de minimiser la consommation.»

Dans son rapport, le FAIRR Initiative incite les gouvernements à agir. Par ailleurs, le Danemark et les Pays-Bas songeraient à taxer la viande.