/news/law

Graphic Packaging

Trois ans de pénitencier pour avoir fraudé 14 ex-collègues

Jean-François Tremblay

 - Agence QMI

Steeve Duchesne a été condamné mardi matin à trois ans de pénitencier. Le conseiller financier de 49 ans avait fraudé 14 investisseurs pour 560 000$ entre 2013 et 2016.

Duchesne connaissait la majorité des victimes puisqu’il avait travaillé avec elles à l’usine Cascades-Fjordcell de Jonquière pendant plusieurs années. Il avait ainsi gagné leur confiance dans sa nouvelle carrière de conseiller financier. Mais il n’a jamais acheté une seule action de l’argent investi. Au début de son stratagème, il versait des sommes aux investisseurs en utilisant l’argent placé par une nouvelle victime.

Le juge Pierre Simard a accepté la suggestion commune des deux parties: trois ans de détention et une ordonnance de remboursement de l’argent fraudé. Les chances que Duchesne puisse un jour remettre l’argent aux gens floués sont minces, mais l’ordonnance évite toutefois aux victimes de reprendre toute cette procédure en matière civile.

Avant le prononcé de la sentence, Christian Vallières, floué dans cette affaire, s’est adressé au juge. Il a raconté comment leurs vies avaient basculé. Il a aussi parlé de choc post-traumatique, d’idées suicidaires et que «la sentence la plus sévère est celle infligée aux victimes, celle qui nous marquera pour la vie avec des séquelles».

D’entrée de jeu, le procureur du ministère public, Me Michael Bourget, avait informé le tribunal que si Duchesne voulait s’excuser, les victimes sortiraient de la salle.

Avant de confirmer les trois ans de pénitencier, le juge Simard a offert à Duchesne de parler, ce qu’il a voulu faire. Toutes les victimes sont alors sorties en bloc.

«Le mal que j’ai causé, la souffrance que j’ai causée, je le regrette du plus profond de mon cœur», a déclaré le fraudeur au juge et devant les avocats et une salle soudainement vide.

Avec l’argent volé, Duchesne a fait la grosse vie en fréquentant de grands restaurants, le casino et des bars de danseuses. Il a aussi rénové sa résidence.

Les victimes vont maintenant poursuivre leur bataille devant l’Autorité des marchés financiers où elles espèrent toujours obtenir un remboursement.

Dans la même catégorie