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Mort du petit Thomas à Trois-Rivières

La communauté d'affaires se mobilise

TVA Nouvelles

Une semaine après l’incendie qui a coûté la vie à Thomas Livernoche, à Trois-Rivières, la communauté d'affaires se mobilise pour venir en aide aux parents du garçon de trois ans.

Le complexe funéraire J.D. Garneau a annoncé qu'il offrirait gratuitement à la famille les arrangements funéraires, le cercueil, de même que la location de la salle.

D'autres partenaires ont suivi le mouvement. L'église sera ainsi offerte gracieusement, de même que les fleurs et le buffet. Des musiciens et une chorale prendront aussi part aux funérailles sans que la famille ait à débourser pour ce service.

La campagne de sociofinancement lancé il y a sept jours a pour sa part permis de récolter près de 18 500$.

Un voisin qui n'a pu sauver Thomas raconte

Par ailleurs, un voisin a raconté à TVA Nouvelles comment il a essayé de sauver la vie de Thomas.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier, Carmine Zappia était chez lui, rue Massicotte, lorsqu’il a entendu un appel à l’aide.

«On était tranquilles dans le salon et j’avais laissé la fenêtre entrouverte parce qu’il y avait certaines gens qui fumaient à l’intérieur. J’ai entendu des cris à l’aide à l’extérieur, je me suis rendu à la fenêtre et j’ai regardé. Sur le coup, je n’ai même pas reconnu mon voisin à cause des brûlures», a raconté l’homme en entrevue à l’émission Le 9 heures, sur les ondes de LCN.

Se précipitant dehors, M. Zappia a rapidement constaté que le garçon manquait à l’appel.

 

«[Le père] n’arrêtait pas de pleurer : Mon enfant, mon enfant, mon enfant est encore pris dans la maison. Je suis allé vers la maison, j’ai essayé d’entrer, mais c’était barré. Je n’avais pas le choix de défoncer la porte. Une fois à l’intérieur, il y avait beaucoup de fumée, c’était dur de respirer», explique le voisin, visiblement encore sous le choc.

«Rendu aux marches, j’ai constaté que le feu était trop important. Je ne pouvais pas passer à travers, surtout en ne sachant pas ce qu’il y avait derrière. Je suis retourné vers l’extérieur et j’ai essayé de trouver une autre solution», poursuit Carmine Zappia.

Malheureusement, personne n’a été en mesure de sauver Thomas.

M. Zappia n’a pas eu de contact direct avec les parents du garçon depuis le tragique événement, mais espère avoir la chance de le faire bientôt, lui qui trouve cette situation «très difficile».

«Il n’y a pas une journée où je ne penserai pas à ça», conclut-il.

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