/news/politics

Supplément de revenu garanti

Des aînés laissés dans la pauvreté

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Un chèque non imposable remis par le fédéral aux aînés les plus pauvres va continuer d’échapper à des centaines de milliers de Canadiens à cause du «manque de vision» du gouvernement Trudeau, accuse la FADOQ.

«Ces gens-là vont continuer de crever de faim», peste le directeur général de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), Danis Prud’homme.

Ottawa a annoncé mardi que les personnes éligibles au Supplément de revenu garanti (SRG), une prestation pour les aînés dans le besoin, seront dorénavant inscrites automatiquement à l’âge de 65 ans. Mais cette décision ne vise que les nouvelles inscriptions, déplorent plusieurs intervenants.

«Dans les limbes»

C’est donc dire que les centaines de milliers de Canadiens qui ont droit au SRG, mais qui ne le reçoivent pas, vont continuer de rester «dans les limbes», regrette M. Prud’homme.

«C’est une déception, dit-il. On vient de manquer un tournant important. On rate une bonne partie de la cible. On parle des plus pauvres, des plus démunis de notre société, et on ne va pas leur donner une qualité de vie presque adéquate.»

Plus de 444 000 personnes âgées à faible revenu ne reçoivent pas le SRG, même si elles sont éligibles. M. Prud’homme soutient que le fédéral refuse d’agir pour des raisons budgétaires. Mais il s’agit selon lui d’une décision à courte vue puisque ces personnes finissent par coûter plus cher à l’État, notamment en soins de santé.