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Corps diplomatique

Huit Canadiens victimes de possibles attaques sonores à Cuba

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Huit Canadiens rattachés au corps diplomatique installé à Cuba ont été malades l’an dernier pour des raisons encore inconnues, a confirmé Ottawa mercredi. La thèse de mystérieuses attaques acoustiques n’est pas écartée.

De hauts fonctionnaires d’Affaires mondiales ont fait le point sur ces attaques sonores mercredi matin, dans les bureaux du ministère à Ottawa.

Un officiel canadien a pris les questions des journalistes pendant plus d'une d’heure, mais de nombreuses questions demeurent sans réponse, et à certains égards, le mystère s’épaissit.

Ottawa admet notamment naviguer en territoire totalement inconnu puisqu’à sa connaissance, aucune attaque acoustique du genre n’a jamais été répertoriée dans le monde.

En fait, le gouvernement canadien dit n’avoir aucune connaissance de l’existence même d’une arme capable de s’attaquer à l’ouïe pour causer des dommages physiques.

Le fonctionnaire, qui ne peut ne pas être nommé compte tenu de la sensibilité du dossier, a confirmé lors de la séance d’information que les premières victimes canadiennes ont commencé à subir des symptômes au mois de mars 2016.

La majorité des attaques sonores auraient eu lieu quelques semaines plus tard, en mai.

Des Canadiens rattachés au corps diplomatique de La Havane ont aussi subi des dommages physiques en août et aussi récemment qu’en décembre dernier.

Au total, 27 Canadiens ont passé des tests médicaux, dont 26 à Ottawa et un à Miami. Huit d’entre eux ont présenté des symptômes qui ont nécessité un suivi médical, comme des saignements de nez, des problèmes d’audition, des troubles du sommeil et des pertes de mémoire.

Les huit victimes, dont des enfants, sont depuis retournées au travail ou à l’école.

Les fonctionnaires ont aussi confirmé que seuls des diplomates canadiens et américains ainsi que leur famille ont été la cible de ces mystérieuses attaques. Les dignitaires d’aucun autre pays n’ont été visés.

Des mesures de sécurités supplémentaires ont depuis été mises en place pour protéger le corps diplomatique canadien.

La Gendarmerie royale du Canada a ouvert une enquête, mais Ottawa n’a pas voulu confirmer si d’autres agences fédérales, comme le service d’espionnage canadien, tentaient aussi d’élucider l’affaire.

Ottawa cherche à savoir si des facteurs autres que sonores, comme des nuisances dans l’air ou l’eau, ont joué un rôle dans les malaises subis par les Canadiens.

Par ailleurs, le haut fonctionnaire a souligné que les touristes canadiens qui souhaitent visiter l’île n’ont rien à craindre.

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