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Écrasement aux Îles-de-la-Madeleine

Le rapport du BST «ferme la boucle de ce triste événement», selon le maire Lapierre

TVA Nouvelles

Le maire des Îles-de-la-Madeleine s’est dit peu surpris par les conclusions du Bureau de la sécurité des transports (BST), qui a dévoilé aujourd’hui son rapport d’enquête final sur l’écrasement d’avion qui a coûté la vie à Jean Lapierre et plusieurs membres de sa famille, en mars 2016.

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En entrevue à LCN, Jonathan Lapierre a affirmé qu’il s’agit d’un rapport sans surprise, car il «fait état d’un certain nombre d’éléments déjà évoqués», tels que «la haute vitesse de l’appareil et l’altitude qui était trop élevée comparativement à des conditions normales d’atterrissage.»

«La publication du rapport du BST aujourd’hui vient en quelque sorte fermer la boucle de ce triste événement, qui a marqué l’histoire des Îles à tout jamais», a-t-il confié via Skype à l’émission 100% Nouvelles.

Le maire Lapierre note toutefois qu’à la lecture du rapport du BST, la météo «n’a pas eu un aussi grand impact qu’on aurait pu l’imaginer dans les tristes événements». Voilà où est la surprise, à son avis.

«On se rappellera qu’en 2016, au moment de l’accident, il y avait un cocktail météo assez particulier aux Îles: de forts vents, de la bruine, de la pluie verglaçante, de la neige. On avait eu tous les éléments météorologiques qui étaient arrivés au moment de l’accident.»

Des leçons à tirer?

Les enquêteurs du BST ont statué que les choix du pilote lors de l'approche finale du petit appareil sont en cause dans l’écrasement. Rien qui touche à la piste d’atterrissage, par exemple, n’est soulevé dans le rapport. «Peu importe la longueur de la piste, dans ce cas-ci, on le savait, on s’en doutait bien, que la piste n’avait pas de lien de cause à effet avec l’accident.»

Malgré de telles conclusions, l’allongement de la piste d’atterrissage à l’aéroport des Îles demeure un dossier «toujours actif», souligne M. Lapierre. «Ça fait toujours partie des revendications de la communauté des Îles à l’endroit [du propriétaire de l’aéroport] Transport Canada.» Une piste plus longue permettrait de voyager dans des conditions «plus favorables», a-t-il ajouté.

Jonathan Lapierre ne croit pas que l’écrasement d’avion fortement médiatisé qui avait entraîné dans la mort le réputé chroniqueur politique a rendu craintifs les résidents des Îles face au transport aérien.

«L’avion est l’un des modes de transport les plus sécuritaires au monde et les Îles-de-la-Madeleine ne font pas exception à la règle», assure le maire de l’endroit.

Celui-ci croit cependant que les Madelinots ont une petite pensée lorsqu’ils prennent l’avion relativement au terrible destin de Jean Lapierre. «C’est quelque chose qui est encore très frais à notre mémoire», dit-il, en souhaitant offrir ses meilleures pensées aux familles touchées.

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