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Déjà amputée des quatre membres

Sabryna Mongeon doit subir une autre amputation

Simon-Pier Ouellet | Agence QMI 

À peine sortie du coma, la jeune femme de 18 ans amputée des quatre membres après un accident la nuit de Noël a dû subir une sixième amputation mercredi.

Revoyez ci-dessus notre entrevue avec la soeur de Sabryna Mongeon

Sabryna Mongeon s’est réveillée brièvement mercredi matin et a été en mesure d’échanger des regards avec les membres de sa famille.

«Elle a fait un beau petit clin d’œil à ma mère. Ça me laisse croire que le moral est assez bon», a indiqué sa sœur Samantha Mongeon.

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La jeune femme a toutefois été replongée dans un coma artificiel en début d’après-midi au centre hospitalier de l’Université de Montréal. Les médecins ont été contraints d’amputer sa jambe droite un peu plus haut.

Il s’agit d’une neuvième opération pour Sabryna Mongeon depuis son accident dans la nuit du 24 au 25 décembre.

La jeune femme était en direction de Gatineau lorsqu’elle a percuté un poteau d’électricité après une sortie de route. Elle a été électrocutée en tentant de sortir du véhicule.

Elle est demeurée à l’extérieur par un froid glacial pendant plus de 4 heures avant qu’un bon samaritain lui vienne en aide.

À peine 24 heures après l’accident, les médecins l’ont réveillée pour lui demander si elle acceptait d’être amputée des quatre membres pour survivre, ce à quoi elle a acquiescé.

Un court réveil

Sabryna Mongeon n’aura donc été éveillée que quelques heures à peine avant de devoir retourner sur la table d’opération.

La jeune femme a tout de même vu pour la première fois les résultats des interventions chirurgicales qui ont permis aux médecins de lui amputer les deux bras et les deux jambes.

«Elle a levé son bras droit et a regardé un peu. Elle a froncé les sourcils. Elle semblait frustrée. Elle est consciente que les amputations ont été faites», poursuit sa sœur aînée.

Après cette autre opération, Sabryna Mongeon devra également recevoir des greffes de peau sur la jambe droite.

Sa famille ignore combien de temps durera son hospitalisation.

«C’est un cas particulier. Les médecins ne veulent pas se prononcer. Tout va dépendre comment son corps va réagir.»

140 000 $

La campagne de sociofinancement lancée par la sœur de Sabryna Mongeon continue de dépasser les attentes et a maintenant permis de recueillir plus de 140 000 $.

Cet argent permettra à la mère de Sabryna de louer un logement à Montréal et de s'absenter de son travail pour être au chevet de sa fille.

Sa sœur souhaite aussi aménager une résidence adaptée afin que Sabryna puisse vivre le plus normalement possible à son retour en Outaouais.

«Je ne veux pas qu’elle ait une vie médiocre. Je veux qu’elle puisse prendre son bain seule et qu’elle cuisine. Ça va l’aider dans son cheminement», estime Samantha Mongeon.

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