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Avocate et membre de la nation crie

Une commissaire à la réconciliation avec les Autochtones à Montréal

Zacharie Goudreault | Agence QMI

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JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Avocate depuis plus de 10 ans et membre de la nation crie, Marie-Ève Bordeleau promet que son nouveau rôle de commissaire aux relations avec les peuples autochtones à la Ville de Montréal ne sera pas que symbolique.

«Je me donne comme objectif de vraiment entreprendre des actions directes pour la réconciliation. [...] Ceux qui me connaissent savent que je suis une personne d’actions», a lancé Mme Bordeleau, qui entamera ses fonctions au début du mois prochain.

L’avocate, qui a fondé à Kahnawake une clinique de médiation mobile pour les communautés autochtones, obtiendra un salaire qui pourrait osciller entre 86 000 $ et 107 000 $, selon l’offre d’emploi de la Ville.

Réconciliation

En plus de donner des ateliers de formation aux élus municipaux et auprès des employés de divers services municipaux, Mme Bordeleau devra également conseiller la mairesse de Montréal, Valérie Plante, sur les moyens à prendre afin de créer des ponts entre les Autochtones, la Ville et l’ensemble des citoyens de la métropole.

«La réconciliation, c’est une guérison collective. Ça peut passer par la justice, les arts ou la sécurité publique», a-t-elle énuméré, citant également l’itinérance autochtone comme étant un enjeu clé dans ce processus.

Bien que son mandat ne soit que de trois ans, Marie-Ève Bordeleau croit qu’elle contribuera à faire avancer les droits des Autochtones à Montréal. «Je suis convaincue de ça», a-t-elle affirmé mercredi.