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Plusieurs accusations

De l'aide pour celui qui a menacé Mike Ward et Guy Nantel

Kathleen Frenette

 - Agence QMI

L’homme qui a menacé de mort les humoristes Guy Nantel, Mike Ward et l’ex-dragon François Lambert pourra bénéficier du projet IMPAC, un programme d’aide implanté à la Cour municipale de Québec qui vise à faire le lien entre le milieu judiciaire et le monde médical.

En novembre dernier, Jean Darveau était arrêté par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour des menaces et du harcèlement fait sur les réseaux sociaux, à l’égard de trois personnalités connues de l'industrie du spectacle québécoise.

Détenu pour évaluation, l’homme de 48 ans avait pu reprendre sa liberté en décembre, moyennant de sévères conditions.

Jeudi, c’est accompagné de son nouvel avocat, Me Eliott Girard-Tremblay, que Darveau s’est présenté à la Cour municipale de Québec où il a accepté d’être référé au programme IMPAC (Intervention multisectorielle programmes d’accompagnement à la cour municipale) mis en place, à Québec, en 2014.

Ce programme vise à faire le lien entre le milieu judiciaire et le monde médical, pour des personnes qui souffrent, entre autres, de problématiques de santé mentale.

«Il s’agit en fait d’une table de concertation composée notamment de l’avocat de la Couronne, de l’avocat de la défense, de psychologues et de psychiatres. C’est ce qui permet de faire une jonction entre le médical et le légal. Les rencontres se font dans un cadre un peu plus informel et, à certaines occasions, le juge est également présent», a expliqué au sortir de la salle Me Girard-Tremblay.

Cette façon de faire permet ainsi aux intervenants de trouver des pistes de solution plus avantageuses pour les personnes qui, sans problématique de santé mentale, ne seraient pas traduites devant les tribunaux.

«Si la personne veut s’aider, cela permet d’aller plus loin. C’est souvent plus long parce que l’accusé doit faire ses preuves sur une longue période, mais ultimement, le dossier peut avoir une issue autre que la peine d’emprisonnement, avec l’aval, bien sûr, des victimes au dossier», a ajouté l’avocat.

Rappelons que lors de son arrestation, les policiers du SPVQ avaient saisi, chez Darveau, du matériel informatique.

Après analyse, ce dernier avait entre autres démontré que l’accusé, en s’adressant à Guy Nantel, avait dit «toi, Ward pis moé dans le même ring. Le dernier vivant gagne», en ajoutant «si j’commence par l’autre moron, tu ne souffriras pas. Pour le deuxième, j’vais prendre plus mon temps, et après achever le premier».

Une menace qui avait été prise très au sérieux par le producteur du spectacle de Guy Nantel, Éric Young.

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