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Parc éolien Nicolas-Riou

De l’électricité 100% bas-laurentienne

TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Au terme d'investissements de 500 millions $, le parc éolien Nicolas-Riou, au Bas-Saint-Laurent, a été mis en service le 6 janvier dernier à minuit. Les 65 éoliennes et leurs 225 Mégawatts en puissance installée alimenteront l'équivalent de 40 000 résidences québécoises chaque année.

«L'électricité, c'est toujours consommé le plus près d'où s’est produit. Donc à partir du moment où c'est intégré au réseau d'Hydro-Québec, c'est sûr que ce sont les gens autour qui en ont profité les premiers», a dit en souriant le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.

Ce sont 10 ans de travail et de négociations qui se bouclent pour les principaux acteurs politiques au dossier.

Le préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, y voit une source de fierté. «Les gens qui disent que ça coûte cher l'éolien, que ce n'est pas compétitif avec l'hydroélectricité... eh bien à l'heure actuelle, on livre de l'électricité éolienne à meilleur marché que La Romaine», a-t-il dit.

Les préfets des MRC Rimouski-Neigette et des Basques se félicitent surtout des redevances pour les communautés. Elles sont de l'ordre des 1,1 million $ annuellement pour l'ensemble de la région. «500 000$, même un peu plus, de façon annuelle, annexée pendant 25 ans, pour chacun des partenaires», a affirmé Michel Lagacé, le président de la Régie intermunicipale de l'énergie du Bas-Saint-Laurent.

«C'est un revenu totalement net. Cet argent-là est pris après avoir remboursé tous les emprunts pour notre participation au projet», a précisé Bertin Denis.

«Je pense que c'est fini le temps où les gens venaient ramasser nos richesses naturelles, les sortaient de la région, et qu'il ne nous restait rien après. Il faut que les communautés soient capables de retirer un bénéfice de ça», a souligné Francis St-Pierre.

Malgré la fin de la construction, il demeurera de l'activité sur le site dans les prochains mois. Bertin Denis a expliqué que: «le cosmétique n'est pas terminé. Ça va se faire l'an prochain. Par exemple la finition des routes, l'installation des ascenseurs dans les éoliennes, etc. Le parc ne sera pas seulement fonctionnel, il sera beau aussi».

Au plus fort du chantier, 400 personnes y travaillaient. Dans les prochaines années, seule une dizaine d'employés permanents resteront pour assurer le maintien et l'entretien des équipements.

Au début des années 2000, le gouvernement du Québec avait lancé quatre appels d'offres pour de tels projets. Deux d'entre eux entreront également en fonction d'ici la fin de l'année, en Montérégie et en Chaudière-Appalaches.