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Monoxyde de carbone

Intoxication des pompiers à Saguenay: un ancien capitaine choqué

Isabelle Tremblay

 - Agence QMI

Un ancien capitaine du Service des incendies de Saguenay est choqué de la manière dont la ville a géré ses communications à la suite de l'intoxication au monoxyde de carbone dont ont été victime six pompiers, dimanche soir.

«Je n'ai rien contre Jeannot Allard, mais quand j'entends CO2 au lieu de CO, ça ne fait pas très crédible», a confié François Marin, capitaine en gestion et analyse des risques à la retraite, à TVA Nouvelles.

Selon lui, le Service des communications n'avait pas à prendre la parole sur la place publique à la suite de l'événement. Cette compétence relevait plutôt des pompiers eux-mêmes dit-t-il. «Qui de mieux placé que les pompiers pour répondre. Il faut le dire, ils ont été hospitalisés. C'est grave.»

Cette opinion est partagée par les membres du conseil municipal, qui souhaitent changer leur culture en matière de relations publiques.

 

«Si nos fonctionnaires ont une expertise que les élus ne possèdent pas, ça va nous faire plaisir de les faire intervenir. Ça marque un changement notoire par rapport aux pratiques de l'ancienne administration», a commenté Kevin Armstrong, président de la Sécurité publique.

Et ce n'est que près de 24 heures après l'incident que le syndicat des pompiers a appris la nouvelle, de la bouche même d'un pompier hospitalisé. Situation que déplore le président, Sylvain Côté. «Il y a eu une ratée. Nous avons été déçus de savoir que c'est un pompier hospitalisé qui nous a avisé en fin de journée, lundi.»

La demi-douzaine de sapeurs intoxiqués sera de retour au travail lundi. Une enquête paritaire en Santé et Sécurité sera initiée, entre la ville et le syndicat.

Déjà, les causes se précisent. «La cause réelle, c'est un dysfonctionnement du système de chauffage au propane qui a libéré des émanations de monoxyde de carbone qui n'ont pas été évacuées du bâtiment», a confirmé M. Armstrong.

La Ville a aussi fait le tour de ses bâtiments pour y installer des détecteurs de monoxyde de carbone. «Il y a eu une nouvelle installation et deux appareils qui n'étaient pas en fin de vie ont été remplacés.»

Le chef des pompiers affirme qu'il n'est pas de sa responsabilité de commenter des dossiers de nature administrative sur la place publique et que la priorité de l'employeur était de prendre soin de ses troupes plutôt que d'informer le syndicat de l'incident.

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