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Baisse des stocks de brut

Le pétrole poursuit sur sa lancée à New York

Agence France-Presse

Le pétrole coté à New York a atteint jeudi à la clôture un nouveau sommet depuis la mi-décembre 2014, porté par une baisse des stocks de brut et des craintes de tensions entre l'Iran et les États-Unis.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en février a gagné 23 cents pour finir à 63,80 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le resserrement du marché du pétrole rend les marchés optimistes», depuis le début de l'année, a indiqué Mike Lynch de SEER, citant la baisse des stocks de brut aux États-Unis.

Les investisseurs étaient toujours influencés par un rapport du Département américain de l'Énergie diffusé mercredi, évoquant une nouvelle baisse des stocks de brut aux États-Unis, portant depuis un mois et demi le recul des réserves à 37,5 millions de barils.

«Nombreux étaient ceux qui prédisaient une surabondance de pétrole pour longtemps, elle a officiellement disparu», a commenté Phil Flynn de Price Futures Group, expliquant que la demande américaine est actuellement supérieure à la moyenne habituelle et soutient la forte production dans le pays.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires sont quant à eux tenus par un accord de réduction de la production dans le but de faire remonter les prix.

Le WTI a inscrit jeudi une quatrième séance de hausse de suite, la sixième en huit journées de cotation depuis le début de l'année.

Les marchés ont été également soutenus par l'attente de la décision de Washington quant à la reconduction de l'accord sur le nucléaire iranien.

Si le président Donald Trump refuse de renouveler cet accord signé en 2015 et choisit donc de rétablir les sanctions économiques, les exportations d'un des plus grands producteurs de l'OPEP seraient entravées.

«Le marché est de plus en plus convaincu que Donald Trump va renouveler l'accord dans la mesure où ses conseillers le lui recommandent, mais juste au cas où, les investisseurs se préparent à une éventuelle baisse de l'offre de pétrole sur le marché mondial», a souligné John Kilduff d'Again Capital.

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