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Employés solidaires

Les employés de l’Aluminerie de Bécancour en lock-out

TVA Nouvelles et Agence QMI 

La direction Aluminerie de Bécancour (ABI) a déclenché un lock-out à 3h jeudi matin, a-t-elle annoncé par voie de communiqué.

Cette décision fait suite au rejet à plus de 80 % de la dernière offre patronale par les quelque 1030 employés de l’usine du Centre-du-Québec, lors d’un vote tenu mercredi soir.

«L’usine sera exploitée par les cadres, en opérant une seule ligne de production sur trois», peut-on lire dans le communiqué.

Les négociations ont débuté le 11 septembre dernier, alors que la convention collective est venue à échéance le 22 novembre à 23 h 59. L’offre globale et finale a été déposée le 21 décembre dernier et c’est ce mercredi qu’elle a été rejetée par les syndiqués.

«L’offre finale et globale qui a été présentée aux employés était très compétitive, parmi les meilleures dans le secteur manufacturier au Québec, autant au niveau des salaires que des avantages sociaux et du régime de retraite», a-t-on poursuivi dans le communiqué.

Un «geste cavalier»

À la sortie de l'usine, les travailleurs ont montré leur mécontentement en secouant violemment une clôture.

Le syndicat des Métallos a réagi par voie de communiqué.

«C’est un geste cavalier, a indiqué le président de la section locale, Clément Masse. Nous venions de tendre la main pour négocier. Plutôt que de retourner à la table de négociation, ABI va plus loin dans sa tentative de coup de force en déclenchant un lockout, sans avertissement en plein milieu de la nuit.»

L’inquiétude était également palpable chez le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

«C’est gros, c’est majeur, a-t-il affirmé. Je ne sais pas si je suis le seul à réaliser ce qui se passe aujourd'hui.»

M. Dubois ne souhaite qu'une chose : que les parties retournent à la table de négociation.

«Ça a un impact sur les familles, sur les sous-traitants», dit-il.

À Bécancour, certains craignent le pire. Une fermeture de l’ABI serait catastrophique pour l’économie régionale. D’autres sont plus optimistes et croient que tout se règlera rapidement.

La question est de savoir combien de temps durera le conflit.

En fin d’après-midi, les deux parties réunies depuis midi en présence du conciliateur se sont quittées sans qu’aucun progrès n’ait été réalisé. ABI a confirmé qu’une des trois séries de cuves de l’aluminerie était maintenue en fonction.

Les principaux points en litige, dont le régime de retraite et les mouvements de personnel, ont été évoqués, mais sans plus.

Aucune autre séance de conciliation n’est prévue pour le moment. Le syndicat des Métallos a indiqué qu’il restait prêt à revenir à la table à tout moment.

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