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À la barre du TVA Nouvelles Week-end de Québec

Un défi «enivrant» pour Sébastien Dubois

Sandra Godin | Agence QMI

PASCAL HUOT/AGENCE QMI

À partir de samedi, le TVA Nouvelles Week-end de Québec aura un nouveau visage. Celui du journaliste Sébastien Dubois qui, après 20 ans de carrière, entame avec enthousiasme et reconnaissance ce nouveau défi, lui qui n’avait jamais vraiment pensé se retrouver dans la chaise de lecteur de nouvelles.

Originaire de Charny, Sébastien Dubois travaille à TVA Québec depuis maintenant 15 ans. Touche à tout, il a souvent remplacé le chef d’antenne Pierre Jobin.

« Mais de tomber officiellement dans ces chaussures-là, c’est enivrant. C’est le mot qui me vient tout de suite. Le défi, le buzz est tellement grand. En plus, ça tombe dans le tournant de mes 20 ans de carrière. C’est symbolique », confiait le journaliste de 41 ans la semaine dernière, dans les studios de TVA Québec, annexés au Centre Vidéotron.

Sébastien Dubois a toujours travaillé à Québec, sauf à ses débuts, où il s’est exilé trois ans en Abitibi. À 41 ans, il est bien jeune pour célébrer 20 ans de carrière. « J’ai tout commencé tôt dans la vie. J’ai deux enfants, et mon plus vieux a 17 ans », confie celui qui a fait ses études à l’Université Laval.

Passer du terrain au bureau de lecteur de nouvelles comporte son lot de défis. Mais une seule chose préoccupe Sébastien Dubois : rester près des gens.

« Mon défi, c’est de rester le plus naturel possible, pour mieux rejoindre les gens à la maison. Je ne veux pas changer de façon de parler. J’ai une façon très naturelle de m’exprimer en ondes, et j’ai envie de garder ça. Je veux parler aux gens comme quand je les croise dans la rue. C’est mon mandat et mon défi à la fois », confie-t-il.

Sébastien Dubois continuera de travailler trois jours par semaine comme journaliste. « Je ne pourrais pas faire toujours la même chose et dans mon métier, il n’y a pas une journée qui est pareille. C’est ce que j’aime. On ne sait jamais qui on va rencontrer, quelle histoire on va raconter. [...] De continuer à faire du terrain, c’est une priorité pour moi. »

Des moments marquants

Avec toute son expérience, Sébastien Dubois a couvert les événements les plus marquants de la capitale, dont il connaît les enjeux de fond en comble. Mais, comme bien des journalistes de Québec, il a vécu ses moments les plus marquants en carrière tout récemment. La tuerie de la mosquée le 29 janvier 2017 restera longtemps gravée dans sa mémoire.

« Sans prétention, je pense être un des premiers journalistes à être arrivés sur place ce soir-là, avec mon caméraman. De voir la frayeur dans les yeux de certaines personnes qui se demandaient si leurs pairs étaient dans la mosquée, s’ils avaient été blessés, de voir les policiers sur les dents qui cherchaient un deuxième tireur... Il y avait une tension énorme », s’est-il souvenu.

« De faire une entrevue avec un monsieur qui a perdu son meilleur ami ce soir-là, quand le sang est encore imprégné dans le tapis, tu ne peux pas oublier ça. »

Il ne pourra non plus oublier le « drame horrible » qu’a été la tragédie de l’Isle-Verte, où il a été assigné à y passer plusieurs jours.

Mais il y a aussi de grandes sources de joie. Il se souvient de ses reportages sur la petite Cheyenne Robion, dont, en plein traitement pour un cancer, toute la famille était menacée d’être exportée.

« On avait beaucoup de pression médiatique, des entrevues avec le médecin traitant qui disait que si on la retournait dans son pays, ça pouvait mettre sa vie en danger. On avait fait des entrevues avec des députés, des ministres. Finalement, la famille a pu rester ici. La petite fille a célébré son 5e anniversaire de rémission, il n’y a pas si longtemps, et la famille est venue à TVA pour célébrer ça.

« C’est tripant de sentir qu’on peut faire la différence dans la vie des gens comme ça », conclut-il.

Le TVA Nouvelles Week-end est diffusé les samedis et dimanches à 18 h.