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Résolutions

Un mois sans alcool, en seriez-vous capable?

TVA Nouvelles

Un mois sans alcool, seriez-vous capables de relever le défi? Plus de trois millions de Britanniques ont pris cette résolution pour le mois de janvier, mais cette période d'abstinence a-t-elle un effet positif sur la santé?

«Le fait d'arrêter, ou même diminuer, peut avoir un effet positif sur le sommeil, par exemple, un regain d'appétit, soutient Dre Annie Talbot, médecin et chercheuse au CHUM. Et certaines personnes vont aussi avoir plus de temps, donc ils vont vouloir aller s'entraîner, prendre plus soin d'eux.»

Pour certains spécialistes, le défi permet d'évaluer notre relation avec l'alcool.

«La notion de dépendance, ou il y a cette notion d'urgence, d'obligation, 'je dois prendre mon verre de quelque chose', explique le pharmacien Jean-Yves Dionne. Là, il y a un problème. Ou si je prends l'alcool pour avoir l'effet, ça aussi, c'est un problème.»

La Fondation Jean Lapointe, depuis cinq ans, lance le défi 28 jours sans alcool en février. Elle vise à récolter un demi-million de dollars pour prévenir la toxicomanie.

«Nous, on veut rencontrer 70 000 adolescents cette année à travers le Québec avec nos ateliers de prévention, affirme Annie Papageorgiou directrice générale de la Fondation Jean Lapointe. On ne répond pas à la totalité des demandes des écoles présentement. C'est directement nos enfants qui en bénéficient; 28 dollars, c'est deux jeunes qu'on rencontre.»

Mais ce défi n’est pas pour tout le monde.

«Pour les gens qui ont tendance à boire plus, faites attention, ajoute Mme Papageorgiou. Un arrêt drastique peut être difficile. On peut avoir des sudations, des tremblements, de l'anxiété.»

Pour ce 1% de la population, ceux qui ont une consommation abusive de l'alcool, il est préférable de consulter un médecin avant d'arrêter.