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Grande région de Montréal

350 lits supplémentaires pour réduire l’attente dans les urgences

Hugo Duchaine

 - Agence QMI

Le gouvernement va payer 23,25 millions $ pour ajouter 350 lits afin de soulager les urgences de la grande région de Montréal qui débordent, mais l’opposition signale que ce n’est qu’un « pansement ».

Plus d’une dizaine d’hôpitaux de la région ont des salles d’urgence occupées à plus de 100 %, ce qui signifie que plusieurs malades sont couchés dans les corridors ou attendent plus longtemps. Vendredi, à Salaberry-de-Valleyfield, l’urgence de l’Hôpital du Suroît était surpeuplée à 277 % à un moment, le pire pourcentage de toute la province.

Au privé

Les lits additionnels seront achetés ou loués à l’extérieur des hôpitaux, dans des ressources intermédiaires, soit une résidence privée ou une clinique de débordement, par exemple. Ces lits seront sur l’île de Montréal, mais aussi à Laval, en Montérégie, dans les Laurentides et Lanaudière.

Les 23,25 millions $ annuels, dit le ministre, s’ajoutent aux 100 millions annoncés en décembre 2016 pour désengorger les hôpitaux.

L’achalandage monstre vécu en ce moment dans les urgences est dû notamment à la grippe et à la faible efficacité du vaccin, selon le ministre. Il prévoit d’ailleurs que l’activité grippale atteindra son pic dans trois semaines.

C’est pourquoi M. Barrette demande aussi aux hôpitaux de fonctionner à plein rendement, même pendant la relâche scolaire. Habituellement, plus de congés sont accordés pendant cette semaine.

Il a aussi rappelé aux malades de consulter leur médecin de famille ou d’appeler Info-Santé lors des premiers symptômes de la grippe, avant de se rendre à l’urgence.

«Pansement»

Pour le député péquiste de Saint-Jean, Dave Turcotte, le nouvel investissement du ministre n’est qu’un «pansement».

«La seule solution qu’il met sur la table c’est d’ouvrir 350 lits, mais en mai dernier, le même ministre a fermé 400 lits en CHSLD [au Québec]», déplore le député, ajoutant qu’il a aussi sabré dans les soins à domicile. Il croit qu’une solution serait de donner plus de pouvoirs à des pharmaciens et à des infirmières.

«Le ministre doit ouvrir des cliniques de grippe pour désengorger les urgences, convertir des postes d’infirmières à temps partiel en poste à temps plein et travailler à améliorer l’accès aux [Groupes de médecine familiale]», plaide quant à elle Lise Lavallée, porte-parole en santé publique pour la Coalition avenir Québec.

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