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Lock-out à l'Aluminerie de Bécancour

Certains prévoient un long conflit

Émilie Vallée

 - TVA Nouvelles

Le Syndicat des Métallos est convaincu que les dés étaient pipés et que la direction de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) avait prémédité le lock-out décrété dans la nuit de mercredi à jeudi.

«J’ai reçu l’appel à 3 h du matin pour me dire que l’entreprise est en lock-out et, déjà, à ce moment-là, le processus était entamé pour fermer le courant sur les deux séries de cuves», a raconté le président de la section locale Clément Masse.

Vendredi, au deuxième jour d’arrêt forcé, les travailleurs se préparaient à un long conflit.

«C’est inquiétant, insécurisant, mais on a une belle solidarité ici», a indiqué un employé.

La crainte d’un long conflit est directement liée au coût de l’arrêt de deux séries de cuves sur trois.

«Pour repartir ça, ça va prendre beaucoup de temps et ça va être très cher», a expliqué Alain Croteau, du Syndicat des Métallos.

Plusieurs travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour, dans le Centre-du-Québec, habitent à Trois-Rivières, en Mauricie, de l’autre côté du fleuve. Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, s’inquiète des impacts de ce conflit.

«Des emplois à ce salaire-là, en Mauricie, ça ne pleut pas.»

En fin d’avant-midi, vendredi, des syndiqués ont bloqué le passage à deux autobus qui transportaient des cadres. Ils ont dû faire demi-tour.

Le syndicat a l’intention de discuter avec la direction américaine de l’entreprise au cours des prochains jours. En attendant il assure que le fond de grève peut soutenir ses membres pour un bon moment.

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