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Héritage

Elle aide les enfants qui ont le cancer

Marie-Ève Dumont

 - Agence QMI

Photo Marie-Ève Dumont

Triste de ne pas avoir eu elle-même d’enfants, Louisette Hallé a décidé de léguer à son décès plus de 200 000 dollars pour aider ceux qui ont le cancer.

«Juste le fait de prendre un bébé, pour elle c’était merveilleux. C’était clair dans son esprit qu’elle voulait laisser de l’argent pour aider les enfants malades», souligne son mari, Guy Gingras.

Guy Gingras

Photo Marie-Ève Dumont

 

Infirmière de formation, cette Lavalloise a donc dédié sa vie aux grands patients et sa mort aux petits malades.

Choquée par la maladie

«Elle se donnait beaucoup dans son travail. Elle a travaillé en radiothérapie à l’Hôtel-Dieu ; elle voyait le cancer chez les adultes et elle était choquée que des enfants puissent souffrir aussi de cette maladie», souligne M. Gingras.

Mme Hallé et M. Gingras se sont rencontrés alors que celle-ci avait 44 ans. Elle n’avait jamais été mariée et n’avait pas eu d’enfants. Lui était déjà divorcé et avait eu deux filles.

«Ç’a toujours été son rêve d’avoir des enfants, mais l’âge est entré en ligne de compte. Elle n’a pas trouvé le bon gars assez tôt», sourit-il.

Comme elle n’avait pas de descendance, M. Gingras a encouragé sa femme à donner, et c’est elle qui a choisi la Fondation Charles-Bruneau, qui finance la recherche et des projets dédiés à l’oncologie pédiatrique.

Mme Hallé est née en 1939 dans la petite ville de Saint-Romain, située près de Lac-Mégantic en Estrie. Elle était la cadette d’une famille de 10 enfants, six filles et quatre garçons.

Grande voyageuse

Elle était de nature curieuse, elle a beaucoup voyagé en Europe durant ses années de «célibat» et s’est rendue en Israël et en Tunisie durant sa retraite.

«Elle adorait voyager, elle aimait ça voir de nouveaux pays. Elle espérait qu’un jour on puisse aller ensemble à Paris, mais elle est tombée malade et on n’est jamais allés», se désole M. Gingras.

Mme Hallé s’était d’abord rendue à l’hôpital pour traiter un cas de zona. Malheureusement, son séjour s’est prolongé puisqu’elle a attrapé toutes sortes de maladies, comme le C. difficile ou le lupus cutané. Elle est décédée en janvier 2016, à 77 ans, d’une forme de leucémie.

Aux dires de son mari, Mme Hallé était une femme très fière. Elle a toujours refusé que sa famille ou ses amies la voient malade.

«Peut-être qu’elle ne voulait pas que ses proches se souviennent d’elle dans cet état-là. Elle voulait qu’ils gardent les beaux souvenirs», croit-il.

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