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Obligation d’abattre les frênes infestés

La Ville de Québec imposera des amendes aux récalcitrants

Stéphanie Martin

 - Agence QMI

Eric Bolte/Agence QMI

La Ville de Québec prend les grands moyens contre l'agrile du frêne avec un règlement qui oblige les propriétaires d'arbres infestés à les abattre, sous peine d'amende pouvant aller jusqu'à 2000 $.

La Ville de Québec a choisi de se doter d'un règlement costaud, calqué sur celui adopté dans d'autres villes comme Montréal, pour contrer la propagation de l'insecte ravageur qui menace la survie de tous les frênes du territoire.

Le conseil municipal l'adoptera lundi. Il encadre sévèrement la plantation, l'élagage et l'abattage des arbres. Entre le 1er avril et le 30 septembre, il sera désormais interdit de planter ou d'élaguer un frêne à Québec. Durant la même période, le transport de résidus de frêne sera proscrit.

Aussi, tout propriétaire d'arbre infesté devra obligatoirement le faire abattre et demander un permis pour ce faire, souligne la porte-parole de la Ville Mireille Plamondon. Un inspecteur se déplacera pour documenter l’infestation. Le permis sera gratuit.

Les contrevenants s’exposent à des amendes maximales de 1000 $ pour les individus et de 2000 $ pour les entreprises. En cas de récidive, les pénalités grimpent à 4000 $.

« Si on veut protéger les arbres qui restent, il faut donner des indications claires aux gens sur ce qui doit être fait et ce qui ne peut pas être fait », a fait savoir l'attaché de presse du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin.

Foyer d'infestation élargi

Le règlement définit également le « foyer d'infestation », c'est-à-dire le territoire où l'agrile a été détecté et menace de faire des ravages. Ce territoire s'est considérablement élargi depuis la découverte des premiers spécimens sur l'avenue du Parc.

Il s'étend maintenant de la côte de la Montagne dans le Vieux-Québec, à l'avenue James-Lemoyne, à Sillery, et du fleuve à la rue Saint-Jean et au boulevard René-Lévesque, avec une pointe jusqu'à la côte de la Pente-Douce.

Il inclut donc maintenant le parc du Bois-de-Coulonge. Mme Plamondon explique que la Ville a inclus tout le territoire situé dans un rayon de 500 mètres autour des Plaines. Cette zone compte 216 frênes municipaux.

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