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Évasion fiscale

Les coiffeuses partent en guerre contre le travail au noir

Francis Halin et Diane Tremblay | Agence QMI

Plusieurs propriétaires de salons de coiffure subissent l’exode de leurs coiffeurs qui souhaitent gagner plus d’argent comme travailleurs autonomes pour éviter de payer la TPS et la TVQ.

«C’est épouvantable. On subit ça. Tous les coiffeurs veulent partir dans des salons qui font de la “location de chaises” pour se mettre les revenus dans leurs poches parce qu’ils n’ont pas de taxes à payer», déplore Sophie Dubé, propriétaire du Salon Azur Coiffure, à Saint-Bruno, en Montérégie. On paye entre 100 $ et 200 $ par semaine pour “louer une chaise” dans un salon ou un local pour exercer le métier comme un travailleur autonome.

L’Association professionnelle des employeurs de la coiffure du Québec (APECQ) part en guerre contre le travail au noir qui représente 280 millions $ d’évasion fiscale par année dans le secteur des soins personnels.

Son président, Gervais Bisson, estime que la règle permettant aux travailleurs autonomes de ne pas percevoir la TPS et la TVQ si leurs ventes ne dépassent pas 30 000 $ par année donne lieu à de l’abus.

«Ça foisonne. C’est rendu que même les employés réguliers nous demandent du travail au noir. Quand on refuse, ils partent et vont se louer une chaise», affirme-t-il. M. Bisson va plus loin encore et demande au gouvernement d’intervenir pour que le client qui a visité un salon de coiffure au noir soit aussi mis à l’amende.

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