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ALENA

Le Canada ouvert à prolonger les discussions jusqu’en juillet

Agence QMI 

Le gouvernement canadien accueille positivement la suggestion du président américain Donald Trump de prolonger le calendrier de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) au-delà des élections mexicaines, en juillet.

«Je pense que la suggestion du président est utile et constructive», a affirmé vendredi la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, en marge d’une réunion du cabinet à London, en Ontario.

Elle a rappelé que les négociations s’annonçaient complexes depuis le tout début et qu’il était essentiel de «prendre le temps d’avoir un bon accord» en travaillant correctement sur tous les détails.

Ce signe d’ouverture vient au lendemain de la publication d’une entrevue accordée par Donald Trump au quotidien «The Wall Street Journal», dans laquelle il a affirmé qu’il pourrait être plus «flexible» dans le dossier de l’ALENA après les élections prévues le 1er juillet au Mexique.

«Je comprends que plusieurs choses sont difficiles à négocier avant une élection», a déclaré le président.

À la mi-octobre, les trois pays à la table de discussions avaient déjà accepté de repousser l’échéancier jusqu’au premier trimestre 2018. Or, des différends majeurs subsistent toujours entre les parties, le Canada et le Mexique accusant tous deux les États-Unis d’être trop exigeant dans ses demandes.

Ces développements interviennent alors que les rumeurs sur un possible retrait de l’ALENA par les États-Unis ont grimpé d’un cran cette semaine.

À l’approche de la sixième ronde de négociations qui s’amorcera le 23 janvier à Montréal, une source gouvernementale a indiqué que le Canada s’attendait à recevoir des Américains un avis de retrait de l’entente. Cela ne signifierait toutefois pas un retrait formel pour Washington, une période de six mois étant nécessaire pour que le retrait soit effectif.

Le président Trump a plusieurs fois menacé de déchirer l’entente de libre-échange depuis son entrée en politique.

Si le Canada reste déterminé à mener à bien les négociations, des représentants mexicains ont confié à l’agence Reuters cette semaine qu’ils abandonneraient les pourparlers si Washington envoyait un avis de retrait.

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