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Hausse des taxes

Les maires des villes liées demandent à l'administration Plante de revoir son budget

Matthieu Payen | Agence QMI

La grogne monte chez les 15 maires des villes liées qui se sont réunis vendredi matin à Westmount pour demander à l'administration Plante de revoir immédiatement son budget, qui prévoit une hausse sévère de leur contribution à l'agglomération.

La forte augmentation des taxes municipales ne frappera pas uniquement les Montréalais. Dans le budget de la Ville de Montréal déposé mercredi, la contribution des villes liées aux dépenses d'agglomération a bondi de 5,3%, en moyenne.

Une hausse qui force ces municipalités à revoir leur budget, mais d'ores et déjà celles-ci envisagent de refiler la facture à leurs 246 000 citoyens. Cela pourrait se chiffrer entre 30 $ et 440 $ par citoyen.

«Ça a été plus qu'une surprise, ça a été un choc en découvrant le budget mercredi, a lancé le maire de Beaconsfield, Georges Bourelle. On demande maintenant que Valérie Plante nous traite comme des partenaires et s'assoit avec nous pour voir ce qu'on peut modifier.»

Les maires en colère n'excluent pas de s'adresser au ministère des Affaires municipales si aucune solution n'est trouvée rapidement.

Ils rappellent aussi qu'en 2006, le maire Gérald Tremblay avait suspendu son budget jugé trop élevé, l'avait retravaillé et en avait proposé un nouveau quelques semaines plus tard.

Les villes ont jusqu'au 31 janvier pour déposer leur budget.

Réaction de l'administration Plante

Le cabinet de la mairesse Plante a émis un communiqué vendredi après-midi pour répondre aux questions des maires:

«Les hausses des dépenses d’agglomération sont principalement liées au financement et à la fin de l’utilisation des mesures transitoires permettant d’atténuer les effets de l’augmentation des coûts des régimes de retraite en 2008 et ceux du changement de régime pour la TVQ.

L’administration a fait le choix de se départir de ces obligations à court terme au lieu de les étaler dans le temps, et ce afin de limiter le fardeau à long terme pour les contribuables.

L’administration doit également absorber la hausse des crédits pour la sécurité publique en fonction des nouvelles ententes contractuelles.

Finalement, les variations incluent une hausse des crédits pour le transport en commun et pour le service de l’eau et celui des infrastructures.

Ce sont des services dont bénéficie l’ensemble des villes de l’agglomération de Montréal. En raison de ces variations, la Ville de Montréal voit ses quotes-parts d’agglomération augmenter de 6,8%, tandis que celles des municipalités reconstituées augmentent de 5,2%.

 Nous comprenons qu’il y’a des variations importantes d’une municipalité à l’autre et que ces variations ont des conséquences sur les contribuables des municipalités reconstituées.

Les variations des quotes-parts sont donc associées à nos obligations légales et si nos choix budgétaires ont un impact important sur la fiscalité montréalaise et des municipalités reconstituées, c’est pour permettre à la Ville et à l’agglomération de réduire les coûts à long terme et de dégager une marge de manœuvre pour l’avenir.»  

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