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«Pays de merde»

Tillerson défend le «respect» en pleine polémique sur Trump

Agence France-Presse

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a défendu vendredi les «valeurs» américaines lors d'un discours sur le «respect» prononcé, ironie du calendrier, en pleine polémique sur les propos prêtés à Donald Trump concernant les immigrés venant de «pays de merde».

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«Les valeurs comptent», a-t-il estimé, faisant l'éloge de la «diversité» et des «différences» à la fois au sein de la nation américaine et du département d'État. «En respectant nos différences, dans nos parcours de vie et nos cultures, nous nous grandissons et cela nous permet aussi de grandir en tant qu'institution», a-t-il ajouté.

«Notre étoile polaire est cette idée du respect dû à chacun.»

Son discours était prévu de longue date, et a été rédigé avant que la polémique n'éclate, a toutefois assuré à des journalistes un haut responsable du département d'État, Steve Goldstein. «Le secrétaire d'État aurait prononcé ce discours quoi qu'il en soit», a-t-il ajouté.

Le président américain est à nouveau dans la tourmente pour des propos tenus lors d'une réunion à la Maison-Blanche. Selon le sénateur démocrate Dick Durbin, qui était présent et a confirmé vendredi les récits de plusieurs médias américains, Donald Trump a qualifié plusieurs nations africaines et Haïti de «pays de merde».

Le président a partiellement contesté ces mots, tout en reconnaissant avoir utilisé un langage «dur».

Dans son discours, Rex Tillerson a par ailleurs annoncé que tous les diplomates américains et les employés locaux des ambassades des États-Unis allaient recevoir dans les prochains mois une formation «anti-harcèlement».

Le harcèlement, notamment sexuel, «n'est pas seulement illégal, c'est mal», a-t-il martelé. Il a appelé toutes les victimes de harcèlement au sein de la diplomatie américaine à se manifester, et tous les cadres à faire en sorte que les coupables rendent des comptes.

«Tous les employés américains à travers le monde vont recevoir une formation anti-harcèlement dans les 90 jours» et les employés locaux «d'ici le 1er juin», a-t-il déclaré, dans le sillage de l'affaire Weinstein qui a suscité une avalanche d'accusations de harcèlement et agressions sexuelles aux États-Unis et dans le monde.

«Nous avons un rôle à jouer et cela commence par faire attention aux autres et à chacun», a-t-il résumé.

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