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Toujours pas de décision

Procès d'ex-employés de la MMA: l'attente d'un verdict va se poursuivre dimanche

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Les délibérations vont se poursuivre pour une quatrième journée, ce dimanche, au procès des trois ex-employés de la MMA accusés de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes en juillet 2013 à Lac-Mégantic.

Pour une troisième journée de suite, les jurés, huit hommes et quatre femmes, ont poursuivi les discussions sans ne jamais se manifester ou adresser de question au juge Gaétan Dumas.

Thomas Harding, Richard Labrie et Jean Demaître subissent leur procès depuis le 2 octobre sous une accusation de négligence criminelle ayant causé la mort de 47 personnes en juillet 2013. Un convoi de 72 citernes remplies de pétrole brut laissé sans surveillance à Nantes était parti à la dérive pour dérailler au centre-ville de Lac-Mégantic et causer de nombreuses explosions.

Dans le cas de Harding, le juge Dumas a ouvert une autre possibilité de verdict; s'il devait être acquitté de négligence criminelle, le jury pourrait toujours le déclarer coupable de conduite dangereuse d'un équipement ferroviaire causant la mort.

On reproche au mécanicien de locomotive de 57 ans de ne pas avoir mis suffisamment de freins à main sur le train et de s'être fié aux freins à air des locomotives pour maintenir le convoi en place, une pratique qui était coutume chez la MMA, semble-t-il.

Le conducteur de train n'a pas non plus effectué de test d'efficacité de retenu des freins conformément aux règles en vigueur à l'époque.

La poursuite reproche à Jean Demaître, directeur de l'exploitation de la défunte MMA, et Richard Labrie, contrôleur de la circulation ferroviaire, de ne pas s'être informé auprès d’Harding de la manière dont il avait sécurisé le train et de ne pas avoir envoyé un employé qualifié après l'incendie de la locomotive, afin de s'assurer que la situation était sous contrôle et que le train était immobilisé de façon sécuritaire.

Est-ce que le comportement des accusés au moment des événements constitue de la négligence? Leur conduite démontrait-elle une insouciance déréglée? C'est sur cette question que le jury délibère depuis jeudi matin.

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