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Cannabis

Les investisseurs se bousculent aux portes

Annabelle Blais | Agence QMI

L’industrie du cannabis change à une vitesse folle. L’image du fumeur de pot un peu hippie ne tient visiblement plus la route. Au congrès annuel Lift sur le cannabis qui se tient à Vancouver, on rencontre des avocats, des comptables et des banquiers en habits cravate.

Tout au long du week-end, «Le Journal de Montréal» assistera au Lift cannabis Expo, le plus grand rassemblement de gens de l’industrie et de consommateurs, au pays.

Cette année, une journée entière a été consacrée à des conférences à l’intention du monde des affaires avec des sujets des plus sérieux tels que : quelles sont les meilleures pratiques pour s’assurer la qualité des produits, comment investir dans le cannabis, de quelles façons les différentes lois provinciales affecteront votre entreprise.

«C’est une journée où on met les gens en relation dans un contexte professionnel», explique Matei Olaru, le jeune PDG de l’entreprise Lift qui organise l’événement.

Longue file

Les conférences d’hier affichaient d’ailleurs complet depuis plusieurs jours. Dès 7 heures du matin, une longue file de plusieurs mètres serpentait dans les couloirs du Vancouver Convention Centre pour accéder à l’unique salle de conférence.

«Je viens essentiellement ici pour chercher de nouveaux clients», a expliqué au Journal un des panélistes, Everett Knight. Le jeune gestionnaire de portefeuille pour la firme Matco Financial a été accueilli comme une rock star à sa sortie du séminaire Investir dans le cannabis 101.

Or le cannabis demeure un produit controversé, et l’industrie n’aura pas droit à une grande marge d’erreur. «La qualité des produits sera critique pour gagner la confiance des consommateurs», a souligné Dr Shane Morris, vice-président, contrôle de la qualité, affaires scientifiques pour Hydropothecary, un producteur situé à Gatineau.

«Cette industrie est déjà stigmatisée et certaines personnes vont consommer du cannabis pour la première fois. Nous ne pouvons nous permettre des problèmes de contamination comme il y a eu avec la laitue romaine», insiste-t-il.

«Il est de notre responsabilité de casser les idées reçues et le congrès y contribuera», croit M. Olaru.

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