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Leur chien contracte la maladie de Lyme

«Comme un petit miracle»

Sophie Côté | Agence QMI

Sophie Côté / Journal de Québec

Un couple de Sainte-Foy, prêt à tout pour sa chienne qui aurait contracté la maladie de Lyme à Québec, n’a pas hésité à investir des milliers de dollars depuis juin dans l’espoir de la garder le plus longtemps possible auprès d’eux.

«Je ne veux pas le dire haut et fort, mais j’ai l’impression qu’on a comme un petit miracle qui est en train de se produire entre nos mains. On donnait quelques jours à Kenya en juin», se rappelle Élizabeth Boutet.

C’est au printemps dernier que l’état de santé de Kenya, un Labrador de 9 ans, a basculé. «Elle est tombée vraiment malade. Elle vomissait, avait la diarrhée, des tremblements», se rappelle la femme de 31 ans.

Sombre pronostic

Après quelques jours d’hospitalisation à l’Hôpital Vétérinaire de l’Ormière, on diagnostique chez Kenya la maladie de Lyme. Pour ses maîtres, il est clair que leur animal a été piqué à Québec.

«La tique l’a probablement piquée l’année dernière, parce que ça prend un certain moment avant de développer la maladie. Et l’an passé, on est restés à Québec pour nos rénos, donc toutes nos promenades quotidiennes se sont faites dans le secteur ici [à Sainte-Foy]», souligne Mme Boutet, également spécialiste en comportement canin.

Insuffisance rénale aiguë, souffle au cœur, anémie: le pronostic était très sombre. Mais le couple, qui considère Kenya comme un véritable membre de la famille, n’a jamais pensé à l’euthanasie.

1000 $ par mois

Depuis juin, le couple sans enfant «se serre la ceinture» pour que sa chienne soit suivie et bénéficie de traitements et de soins pouvant améliorer sa santé et son bien-être.

Excluant l’hospitalisation qui leur a coûté quelque 3000 $, Mme Boutet évalue à 1000 $ les dépenses mensuelles pour Kenya. Les rendez-vous médicaux, les médicaments et les produits naturels font partie des dépenses, tout comme les rencontres avec de nombreux spécialistes, passant de la nutritionniste à l’ostéopathe.

«On a eu fin octobre la confirmation que tous les traitements portent leurs fruits. Elle va mieux, même si elle ne guérira jamais et qu’elle n’a plus l’énergie d’avant. Elle ne fait plus d’anémie, et n’a plus de souffle au cœur. Bien que la guerre ne soit pas gagnée, nous avons remporté une bonne bataille», s’enthousiasme celle qui s’est donné pour mission de sensibiliser les gens à la maladie de Lyme, notamment par le biais d’un blogue. «Arrêtons de nous mettre la tête dans le sable: c’est bel et bien à Québec. Ça existe et nos chiens, nos enfants et nous-mêmes sommes à risque. Il faut être vigilants», prévient la jeune femme.

D’ailleurs, une pétition - qui n’a aucun lien avec Mme Boutet - a été lancée en novembre.

De nombreux cas

Chiens testés positifs à la bactérie de la maladie de Lyme au cours des 5 dernières années*

84 Communauté urbaine de Québec

22 Lévis (secteur Desjardins)

Chiens testés positifs à la bactérie de la maladie de Lyme au Québec*

2012: 25

2013: 380

2014: 419

2015: 381

2016: 466

2017: 257 (données non complètes, année en cours)

*Il s’agit des cas que les vétérinaires ont pris soin de déclarer, puisqu’ils n’y sont pas obligés. La proportion des cas acquis au Québec est inconnue. Source: IDEXX Laboratories

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