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Crise nucléaire

Le sommet de Vancouver sur la Corée du Nord fustigé par la Russie

Agence QMI

Le sommet sur la crise nucléaire nord-coréenne s’ouvrira mardi matin, à Vancouver, sur fond de critiques de la part des deux absents de taille, la Russie et la Chine.

Le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, a fustigé la tenue du sommet, lundi, rapportent plusieurs médias. «Nous considérons que ces efforts et cette réunion sont destructeurs», a-t-il martelé lors d’une rencontre avec les journalistes.

M. Lavrov remet en question la présence de pays comme la Grèce et la Belgique. «Qu’ont-ils à voir avec la situation dans la péninsule coréenne?» a-t-il demandé.

Outre le Canada et les États-Unis, des représentants de 18 pays sont attendus, dont la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, l’Inde et l’Australie. Tous les pays invités ont appuyé la mission des Nations unies durant la guerre de Corée dans les années 50.

Pour sa part, la Chine avait estimé la semaine dernière que les pourparlers de Vancouver seraient contre-productifs. «Cela va seulement créer de la division dans la communauté internationale», avait déclaré aux médias chinois un porte-parole du régime communiste, Lu Kang.

Malgré leur absence, Ottawa reconnait que la Chine et la Russie sont deux joueurs majeurs dans le dossier nord-coréen et croit que les discussions de mardi seront fructueuses.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, devait participer dès lundi soir à des rencontres bilatérales avec ses homologues sud-coréen et japonais, Kang Kyung-wha et Taro Kono.

Son ministère a annoncé lundi que quatre grands sujets seront au menu des discussions: l’état de la situation actuelle, les sanctions, la non-prolifération des armes nucléaires et la diplomatie.

Ce dernier thème sera d’ailleurs central aux pourparlers. Au moment d’annoncer la tenue du sommet aux côtés du secrétaire d’État américain Rex Tillerson en décembre, Mme Freeland avait insisté pour dire que seule une solution diplomatique serait sur la table, écartant toutes discussions sur l’option militaire.

«Nous croyons fermement qu’une approche diplomatique est nécessaire, essentielle et possible», avait-t-elle soutenu.

Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, et le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, devaient tout de même assister à un souper lundi soir entre les chefs de délégations.

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