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Dans la tourmente

L’ex-directeur général de Promotion Saguenay sort de son mutisme

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles 

L’ex-directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey, qui est dans la tourmente depuis quelques mois, dit n’avoir rien à se reprocher. Il est sorti de son mutisme pour la première fois lundi.

Ghislain Harvey se dit parfaitement à l’aise avec toutes les informations qui ont circulé à son sujet dernièrement, que ce soit sur son contrat de travail blindé de 212 000 $ par année ou encore sur son régime de retraite de plus de 1 M $, financé par Promotion Saguenay.

Ce dernier indique qu’avec son travail acharné pour la Ville et les réalisations qui en ont découlé, il aurait même pu gagner un salaire beaucoup plus élevé.

«Je peux vous dire qu’il y a des membres de conseils d’administration que je connais et qui sont en affaires qui m’ont dit : ''un gars comme toi, ça vaut deux fois le salaire que tu gagnes''», a-t-il affirmé.

«Ce que je déplore le plus, c’est le traitement fait à Mme Priscilla Nemey, a souligné M. Harvey. Ce qu’on a fait au conseil de Ville, de voter une demande de suspension, c’est la vacherie la plus incroyable et impressionnante que j’ai vue depuis que je fais de la politique, depuis que j’ai 14 ans! Mme la mairesse doit mal dormir le soir quand elle pense à ce qui s’est passé avec Mme Nemey.»

En ce qui concerne les 425 000 $ que la Ville de Saguenay doit lui verser pour avoir mis fin à son contrat, l’ex-directeur général de Promotion Saguenay qualifie cette démarche de congédiement déguisé.

Ghislain Harvey insiste sur le fait qu’il voulait et aurait dû demeurer en poste.

Lettres patentes

Par ailleurs, la modification des lettres patentes chez Promotion Saguenay, peu de temps avant les élections, a été bien mal reçue par la nouvelle administration de Josée Néron.

Ce changement permettait à l’organisme de transférer ses actifs à un autre organisme.

Ghislain Harvey répond qu’«il n’y a jamais eu de mauvaise intention chez Promotion Saguenay et qu’il n’était pas question de contourner la Ville.»

Pour ce qui est de la venue de vérificateurs du ministère des Affaires municipales chez Promotion Saguenay, Ghislain Harvey dit ne pas s’en faire, puisque tout y est fait dans les règles de l’art selon lui.