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À moins de dix mois des élections

Plusieurs députés toujours en réflexion sur leur avenir politique

Patrick Bellerose | Agence QMI

Après les trois départs annoncés mardi du côté du Parti québécois, plusieurs députés, dont certains libéraux, sont toujours en réflexion quant à leur avenir politique, tandis que d’autres confirment leur retour.

Moins de vingt-quatre heures après les départs annoncés par Alexandre Cloutier, Nicole Léger et Agnès Maltais, le député péquiste Nicolas Marceau a confirmé mercredi qu’il n’a toujours pas décidé s’il sera candidat aux élections générales l’automne prochain.

L’ex-ministre des Finances assure toutefois que sa réflexion n’est pas liée aux sondages, qui placent le PQ en troisième position, à 19 %. Il s’agit plutôt d’une réflexion normale avant de solliciter un nouveau mandat de quatre ans, affirme le député de Rousseau.

«Effectivement, je réfléchis, a-t-il confié avant d’entrer en commission parlementaire à l’Assemblée nationale. À la veille d’un rendez-vous électoral, à la veille de prendre un engagement auprès des citoyens – un engagement qui est lourd, parce qu’il doit être total, complet, entier –, je trouve ça normal, raisonnable, responsable, de m’assurer que, si je prends l’engagement, je vais le respecter et je vais aller jusqu’au bout.»

Les facteurs qui le font hésiter cette fois sont d’ordre «personnel», plutôt que politique, dit Nicolas Marceau. «Je pense qu’on peut gagner en 2018», a-t-il assuré.

«Je ne pense pas que c’est figé [dans] l’opinion publique», a ajouté le député. Il annoncera sa décision «d’ici quelques semaines».

Départs

Mardi, les ténors péquistes Nicole Léger, Agnès Maltais et Alexandre Cloutier ont annoncé qu’ils ne solliciteront pas un nouveau mandat en 2018. Si le départ des deux premières peut s’expliquer par l’âge, l’annonce d’Alexandre Cloutier, 40 ans, a causé la surprise.

Outre Nicolas Marceau, le doyen de l’Assemblée nationale, François Gendron, a également confirmé sur Facebook mardi être en «période de réflexion». Une source bien informée a toutefois confié au «Journal» que le député de 73 ans tirera sa révérence l’automne prochain, après avoir été élu pendant 42 ans sans interruption.

Le député de Bertrand, Claude Cousineau, devrait également partir à la fin de son mandat.

Pour Nicolas Marceau, cette vague de départs n’est toutefois pas un désaveu du leadership du chef péquiste. «Ça n’a rien à voir avec Jean-François Lisée, a-t-il dit. Je suis convaincu de ça.»

Bernier et Drolet toujours en réflexion

Il n’y a pas qu’au PQ que des députés envisagent de ne pas solliciter de nouveau mandat. La réflexion se poursuit pour les députés libéraux Raymond Bernier (Montmorency) et André Drolet (Jean-Lesage), qui, en fin de session parlementaire, avaient confié au «Journal» qu’ils profiteraient de la période des Fêtes pour décider s’ils seraient à nouveau sur les rangs en 2018.

«Je suis encore en réflexion, par respect pour ma famille à qui je dois un grand respect, mais j’aime encore faire de la politique malgré mon âge [63 ans]», a indiqué M. Drolet à notre Bureau parlementaire.

«La réflexion se poursuit, mais j’ai toujours le goût de faire de la politique, j’ai encore des défis à accomplir», a signalé de son côté le député de Montmorency.

Après avoir laissé planer le doute en fin d’année, le député libéral de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot, confirme qu’il sollicitera un nouveau mandat.

«Ma réflexion est faite et je serai candidat, a-t-il indiqué au "Journal". Par contre, je n'ai pas encore enclenché le processus d'investiture. Probablement plus tard au printemps.»

Plusieurs confirment leur retour

À l’entrée du conseil des ministres, mercredi, plusieurs en ont profité pour confirmer leur retour.

C’est notamment le cas des ministres Véronyque Tremblay, Sébastien Proulx, Francine Charbonneau et Carlos Leitao.

«Je peux vous assurer, mais absolument, et avec enthousiasme que je serai candidat et que je me présenterai aux élections avec énergie pour gagner la prochaine élection», a dit Gaétan Barrette.

Même s’il se dit convaincu que les libéraux formeront à nouveau un gouvernement majoritaire en 2018, M. Barrette a assuré qu’il effectuerait son mandat dans l’éventualité où son parti se retrouverait dans l’opposition.

«Alors à cette question-là la réponse c’est un oui absolu. [...] Vous voyez que je commence l’année 2018 avec un plaisir évident, mais je souhaite quand même être dans un gouvernement majoritaire», a dit le ministre de la Santé.

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