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Cellulaire en classe

Un élève envoie une mise en demeure à sa commission scolaire

Jean Houle | TVA Nouvelles

Un adolescent de 15 ans de l’École secondaire Charles-Gravel du secteur Chicoutimi-Nord, à Saguenay, ne s'attendait probablement pas à lancer un tel débat sur le cellulaire en classe.

Vincent Duguay a mis en demeure la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay dans l'espoir d'assouplir les sanctions contre l'utilisation du cellulaire durant les cours.

Des élèves ont salué son geste, et même l'un de ses professeurs y a consacré une partie de son cours.

«On en a parlé pendant 15 minutes dans sa classe. Il a dit que c'était un beau débat et qu'il n'était pas d'accord avec la mesure», a relaté Vincent Duguay.

 

L'adolescent demande à la commission scolaire de modifier le règlement de l’École secondaire Charles-Gravel sur la saisie des cellulaires. Un élève qui utilise son téléphone en classe le perd jusqu'à la première période du lendemain, ou pire, jusqu'au lundi suivant, si l'infraction est commise un vendredi.

«On est punis de façon différente pour la même infraction», plaide l'adolescent.

À Québec, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a rappelé que c’est aux écoles et aux commissions scolaires de gérer le problème.

«Québec et le ministère de l'Éducation n'édicteront pas les règles d'utilisation en classe, a-t-il rappelé. C'est aux milieux concernés de le faire.»

 

Dans les classes, le cellulaire est parfois difficile à gérer pour les professeurs. «C'est pourquoi ça prend une mesure qui va inciter les jeunes à la prendre au sérieux», a clamé la présidente du Syndicat de l'enseignement du Saguenay, Aline Beaudoin.

Jusqu'à preuve du contraire, la commission scolaire n'a pas l'intention d'intervenir. «Les écoles sont autonomes. Ce sont des jeunes et on doit les écouter, mais il y a aussi des limites. Ils doivent apprendre qu'il y a des conséquences», a expliqué la présidente Liz S. Gagné.

Celui qui aspire à une carrière en droit donne sept jours à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay pour présenter sa position, et 60 jours pour changer le règlement.

«Par exemple, on pourrait nous redonner le cellulaire à la fin de la journée de classe, et après une récidive, être suspendu pour une ou deux journées», a proposé Vincent Duguay.

La commission scolaire a l'intention de présenter ses arguments par écrit au jeune.

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