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Vague de scandales sexuels

Spielberg a renvoyé un employé qui avait un comportement inapproprié

WENN

The Post European Premiere

Lia Toby/WENN.com

Face à la vague de scandales sexuels qui frappe Hollywood, Steven Spielberg s'exprime sans équivoque: il n'accepte pas les comportements tendancieux.

Dans une interview pour le journal britannique The Guardian, le réalisateur explique comment il a été confronté à une histoire similaire, dans sa propre société de production.

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«Quelqu'un avait eu un comportement inapproprié et on a réglé ça en renvoyant la personne concernée. J'ai toujours travaillé dans des sociétés de 70 personnes ou moins et je m'arrange toujours pour qu'elles soient dirigées par des femmes. Je me suis rendu compte que quand des femmes étaient chefs d'entreprise, les hommes avaient moins de chances de s'en sortir quand ils avaient ce type de comportement», explique-t-il.

Après l'affaire Harvey Weinstein en octobre dernier, de nombreuses actrices comme Angelina Jolie, Rose McGowan, Mira Sorvino, Ashley Judd ou Gwyneth Paltrow ont raconté comment elles avaient été harcelées sexuellement ou violées par le producteur.

Dans l'interview, Steven Spielberg dit qu'il s'est toujours méfié de Harvey Weinstein mais qu'il n'imaginait pas que son comportement avait pu être aussi scandaleux.

«Je savais que c'était une brute et c'était un compétiteur très intimidant. Mais je n'ai appris l'étendue de ses déviances sexuelles qu'en lisant l'article de Ronan Farrow dans la presse à l'époque », explique-t-il.

D'autres célébrités hollywoodiennes ont depuis été accusées, parmi lesquelles Kevin Spacey ou les réalisateurs Brett Ratner et James Toback. Pour Steven Spielberg, le problème est aussi ancien que l'industrie du spectacle elle-même.

«Depuis William Shakespeare, on parle de promotion canapé, et il y a des histoires d'abus et d'intimidation sexuelle depuis l'âge d'or d'Hollywood dans les années 20, 30, 40», ajoute le réalisateur d'E.T.

 

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