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Don d’organes

En attente d’une greffe de poumons, sa famille lance un cri du cœur

TVA Nouvelles

Une famille de Grande-Rivière en Gaspésie vit des heures d'angoisse. Les prochaines heures risquent d'être cruciales. Sylvie Duguay âgée de 51 ans et hospitalisée au CHUM a absolument besoin d'une greffe de poumons pour continuer à vivre.

La femme de 51 ans, qui souffre de fibrose pulmonaire, a été admise d'urgence à l'hôpital de Chandler, le 5 janvier dernier, et plongée dans un coma artificiel. Elle a été transférée au CHUM le 7 janvier.

«Ce n’est pas relié au tabagisme ou rien de tel», affirme son fils, Simon Duguay.

«Elle a eu une maladie pulmonaire, on ne sait pas d'où ça vient», ajoute son mari Magella Duguay

Sa capacité pulmonaire diminuait. Au début du mois de janvier, son état de santé s'est aggravé tout d'un coup. Elle savait qu'elle aurait besoin d'une greffe.

«C'était son rêve d'avoir sa transplantation, renchérit son époux. Le rêve, il faut le faire maintenant et je demanderais aux gens de signer leur carte de donneur, c'est important, et surtout, d'en parler.»

Les dernières statistiques de Transplant Québec indiquent qu'en 2016, 51 personnes ont reçu de nouveaux poumons, sensiblement le même nombre que l'an passé, alors que 77 étaient en attente. Selon Dr Pierre Marsolais, du centre de prélèvements d'organes du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, on pourrait faire beaucoup mieux.

«Juste à la mort cérébrale, le Québec n’utilise pas la moitié de ses donneurs potentiels, indique M. Marsolais. C'est sans parler d'une autre catégorie, qui est les donneurs après le décès cardiocirculatoire, dont on n’utilise pas le cinquième du potentiel.»

Il croit qu'on peut faire plus en sensibilisant davantage les médecins et les infirmières de toute la province et en leur donnant accès à des lits de soins intensifs lorsqu'un donneur potentiel est identifié et à plus de salles d'opération pour faire des prélèvements d'organes.

«Les donneurs d'organes, plus de 80%, c'est des gens qui sont victimes d'ACV ou d'anoxie, c'est-à-dire d'arrêt cardiocirculatoire, précise Dr Marsolais. Ce type de victime là, il y en a dans tous les hôpitaux du Québec.»

En attendant, les proches de madame Duguay espèrent trouver un donneur dont la famille aura compris l'importance de poser le geste qui sauvera une mère, une épouse.

«C'est ma mémoire, c'est tout! exprime son mari. C'est un cadeau du ciel et j'aimerais que ça continue.»

«Je veux la voir encore avec nous autres, demande son fils. C'est simple, simple, simple!»

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