/news

Conversation secrète

8 citations de Milena Di Maulo

Martin Laplante

Fille de Joe Di Maulo, un membre influent de la mafia montréalaise, assassiné en 2012, Milena Di Maulo a grandi au sein d’un monde d'excès, de crimes et de violence où l’argent coulait à flot. Elle a accepté de répondre sans censure aux questions de Paul Arcand à Conversation secrète.

Au cours de cet entretien diffusé hier soir sur les ondes de TVA, Milena Di Maulo raconte son enfance au sein du crime organisé, la place des femmes au sein de la mafia, son amour inconditionnel pour son père, malgré la violence conjugale et la trahison. Elle y va aussi de révélations percutantes au sujet de manœuvres de corruption menées par des politiciens montréalais chez qui elle est allée, elle-même, porter des « enveloppes jaunes ».

Voici quelques citations à retenir de son entrevue :

Sur les liens entre les politiciens et la mafia

« J’ai grandi en donnant des enveloppes aux gens [...] Les élections ç’a longtemps été acheté. Ç’a l’est encore probablement. »

« Les gens sont tellement hypocrites, ils [les politiciens] vont à nos partys, ils vont à nos mariages, ils viennent dans nos maisons... »

« La corruption, il y en a toujours eu, il y en aura toujours. C’est ça qui fait fonctionner le monde. Et le Québec est l’un des pires endroits pour ça. Tout le monde est achetable au Québec. L’argent parle au Québec. [...] Encore aujourd’hui. »

Sur Frank Zampino

« T’es invité au mariage de Di Maulo-Cotroni. Je pense que si tu n’avais pas voulu y assister, t’aurais dit non. [...] Frank Zampino est une très très bonne connaissance de mon père. »

Sur la Commission Charbonneau

« Je riais. Je savais qu’il n’y avait rien qui allait sortir de ça. Personne n’allait se faire condamner. C’était juste une dépense d’argent inutile. »

Sur sa relation avec son père après qu'il l'eut acculé à la faillite

« Je ne lui ai plus parlé pendant des années. [...] J’aime mon père. Il y a des journées où je l’aime, mais il y en a d’autres où je le déteste pour ce qu’il m’a fait. »

Sur la vie de « princesse » qu’elle a vécu

« Tout ce qu'on voulait, on l'avait, ce n'était pas compliqué. On voulait un bijou, on passait chez le bijoutier, je signais. Je voulais avoir un morceau de linge, je passais à la boutique, je signais. Mon père passait en arrière de moi. »

Sur le rôle des femmes au sein de la mafia

« Les femmes dans ce milieu-là appartiennent à leur mari. Ce sont des femmes soumises. Ce sont des femmes qui sont gâtées incroyablement. Mais elles n’ont pas le droit d’avoir d’ami(e)s. Elles appartiennent réellement à leur époux. »

Voyez l'émission en rattrapage.

Dans la même catégorie