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Étude albertaine

Investir dans les services sociaux pour améliorer la santé

Agence QMI

Devoirs enfants

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Plutôt que d'investir sans fin dans le domaine de la santé, les gouvernements feraient mieux de mettre plus de fonds dans les services sociaux afin d'améliorer la santé et l'espérance de vie de la population, suggère une étude albertaine.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’Université de Calgary ont analysé les dépenses de neuf provinces en services sociaux et en santé entre 1981 et 2011. Ils ont déterminé que les gouvernements locaux dépensaient, en moyenne, trois fois plus en santé, soit environ 2900 $ par personne, contre 930 $ par habitant dans le domaine des services sociaux.

En analysant la croissance des dépenses dans les deux secteurs, les auteurs de l'étude ont déterminé qu'une augmentation des investissements en services sociaux avait une plus grande incidence sur la réduction de la mortalité et sur l'accroissement de l'espérance de vie que des investissements en santé.

Pourtant, les dépenses ont santé ont explosé depuis le milieu des années 1990 au pays, tandis que celles en services sociaux sont demeurées similaires, ont noté les chercheurs. «La littérature [scientifique] suggère que des investissements supplémentaires en santé n'améliorent pas nécessairement la santé d'une population», peut-on lire dans l'étude.

Selon les chercheurs albertains, rediriger une partie des sommes investies en santé vers les services sociaux permettrait d'améliorer la santé globale des Canadiens.

«Les dépenses en santé sont importantes pour traiter les maladies, mais la santé d'une population est déterminée par plusieurs facteurs», ont souligné les auteurs en énumérant les effets de l'éducation, du revenu des ménages, de l'origine ethnique, de l'environnement et des inégalités.

L'étude a été publiée lundi dans le «Canadian Medical Association Journal».