/regional/montreal/montreal

Trains de banlieue du Grand Montréal: 24 % des trains en retard en janvier

Zacharie Goudreault

 - Agence QMI

ZACHARIE GOUDREAULT/AGENCE QMI

Les trains de banlieue connaissent un début d’année difficile à Montréal alors que près d'un train sur quatre a eu du retard, voire a carrément été annulé depuis le début de l'année.

Des centaines de retards de service et annulations de train ont fait chuter la ponctualité des trains de banlieue à une moyenne de 76 % pour les trois premières semaines de janvier, soit près de 20 % sous la cible initiale de 95 % de fiabilité établie par l’ancienne Agence métropolitaine de transport (AMT) en 1996, devenue le Réseau de Transport métropolitain (RTM). La météo serait en cause dans la plupart des cas.

La ponctualité du service a notamment été mise à rude épreuve sur la ligne de Mascouche, où pas moins d'un train sur deux a éprouvé des ennuis lors de la première semaine de l'année.

Ces problèmes de ponctualité se sont poursuivis lundi. «J’étais sur le bord de pogner les nerfs [...]. J’ai déménagé à Deux-Montagnes parce qu’on m’avait dit que le transport en commun était super. Avoir su, je serais restée à Montréal!», a fulminé lundi matin Claudie Tremblay, dont le train qui devait lui permettre d’atteindre le centre-ville de Montréal à 8 h 45 a été immobilisé pendant 20 minutes dans le tunnel menant à la Gare centrale en raison d’un problème mécanique.

«J’espère qu’il y a une lumière jaune qui est allumée au RTM en ce moment [...]. À un moment donné, les gens vont s’écoeurer», a déploré la professeure au département d’études urbaines et touristiques à l’Université du Québec à Montréal et première présidente-directrice générale de l’AMT, Florence Junca Adenot, qui ne se souvient pas d’avoir connu pareille situation.

Au cours des deux derniers hivers, la ponctualité des trains avait pourtant oscillé entre 93 % et 98 % d'une semaine à l'autre en janvier.

«C’est une première depuis quelques années. C’est une situation exceptionnelle et non pas quelque chose qu’on voit chaque année», a assuré la responsable des communications du RTM, Élaine Arsenault.

Compensation

Dans les derniers jours, le RTM a augmenté le nombre d’employés dédiés à l’entretien des trains et au déneigement des aiguillages et fait appel à des entreprises de déneigement ferroviaire supplémentaires.

«Si au moins les usagers reçoivent une compensation, ils vont être incités à continuer de prendre le train. C’est un échange de bons procédés», a indiqué le président de Trajectoire Québec, François Pépin, donnant en exemple la Société de transport de Laval, qui a mis en place une telle politique dans les années 2000.

En 2009, L’AMT avait donné des bons de réduction à des milliers d’usagers du train de banlieue à la suite d’un recours collectif qui faisait écho à deux mois de retards de service à répétition, mais ne prévoit pas répéter l’expérience pour le moment.

Bombardier

Depuis juillet 2017, Bombardier est la nouvelle entreprise qui assure l’entretien et les opérations des trains de banlieue.

«Quand [Bombardier] a commencé le 1er juillet pour les opérations, il y a eu des adaptations à faire», a reconnu le directeur général du RTM, Raymond Bachant, en entrevue la semaine dernière aux ondes du 98,5 FM. Il a toutefois réfuté le rôle de l’entreprise dans les retards de service des dernières semaines, pointant plutôt du doigt les conditions météorologiques instables.

M. Bachant n’était pas disponible pour une entrevue lundi.

Dans la même catégorie