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Attentat à la mosquée de Québec

Il n’y a pas d’islamophobie au Québec, selon une proche d’une victime

TVA Nouvelles

Près d’un an après l’attentat à la mosquée de Québec, le débat entourant l’instauration d’une journée nationale contre l’islamophobie continue de faire réagir.

De passage à l’émission «Denis Lévesque», une proche d’une des victimes de la fusillade a dénoncé l’attitude des communautés musulmanes qui réclament l’instauration d’une journée de ce genre.

«Ils viennent s’ingérer dans les affaires du Québec», a martelé Zahra Boukersi. Installée dans la province depuis 22 ans, cette professeure de français a perdu un des membres de sa famille le 29 janvier 2017.

«Personnellement, nous n’avons pas été victimes d’islamophobie. (...) Au Québec, moi j’ai été agressée par des musulmans, pas des Québécois», a-t-elle confié.

Selon elle, le débat sur l’islamophobie est davantage généré par certains groupes musulmans qui se «mettent en avant-scène» que par les propos de certains Québécois sur les réseaux sociaux.

Zahra Boukersi déplore également les quatre jours consacrés aux commémorations de l’attentat. «C’est de remuer le couteau dans la plaie. Une journée était amplement suffisante», a-t-elle avoué à Denis Lévesque.

À ses yeux, la longueur des cérémonies ne fait que perturber davantage sa nièce qui a perdu son mari à la mosquée. «Sa blessure est encore plus vive qu’elle ne l’était à force de voir tous ces gens virevolter autour d’elle», a-t-elle conclut.

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