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Anglade ne cache pas sa joie

La décision favorable à Bombardier accueillie avec joie et soulagement

TVA Nouvelles

La ministre de l’Économie, Dominique Anglade n’a pas caché sa joie face à la décision favorable à Bombardier rendue vendredi par la Commission du commerce international (ITC) des États-Unis.

«On est contents parce que depuis le début, on a dit que la plainte de Boeing était non seulement abusive, mais injustifiée», a confié la ministre Anglade sur les ondes de LCN.

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Mme Anglade assure toutefois qu’elle va rester sur ses gardes face à un recours possible de Boeing ou des autorités américaines.

«L’administration Trump nous a démontré qu’il fallait rester extrêmement vigilant et prudent», a-t-elle indiqué.

Quant au rapatriement au Québec de la seconde chaîne d’assemblage des CSeries prévue en Alabama, la ministre pense qu’il est trop tôt pour s’attaquer à ce dossier. Elle attend que les détails de la décision de l’ITC soient connus en février.

«On a garanti les emplois dans le CSeries jusqu’en 2042, c’est 25 ans de garantie», a ajouté la ministre.

Soulagement pour les travailleurs

La décision américaine a été accueillie avec un soupir de soulagement par les employés de Bombardier affectés au programme du CSeries.

«C’est la meilleure nouvelle qu’on n’a pas eue depuis au moins un an. Les employés avaient une épée de Damoclès au-dessus de la tête dans l’attente de cette décision. (...) On est très surpris, très heureux et prudents», a confié David Chartrand, coordonnateur du Syndicat des machinistes (AIMTA).

«On n’est pas certains que Boeing va lâcher le morceau et accepter cette décision-là, on va attendre de voir les prochaines démarches que Boeing a l’intention de faire», a ajouté M. Chartrand.

Le spécialiste en aéronautique Mehran Ebrahimi croit qu’il ne faut pas sous-estimer l’appui politique qu’a obtenu Bombardier aux États-Unis en raison des emplois en cause.

«Il faut dire qu’il y a quand même eu un tollé aux États-Unis : que ce soit des sénateurs, des gouverneurs, des compagnies aériennes. Ces gens-là étaient derrière Bombardier et je pense que ça a joué», est d’avis le professeur à l’UQAM.