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Zone Asie-Pacifique

Nouveau partenariat transpacifique: les Métallos dénoncent Justin Trudeau

Agence QMI

Le Syndicat des Métallos a vivement dénoncé samedi le gouvernement libéral canadien pour s’être entendu avec les 10 autres pays de la zone Asie-Pacifique sur les termes d’un nouveau partenariat transpacifique (PTP).

«Lorsqu'il était dans l'opposition, le parti libéral de Justin Trudeau a fortement critiqué le gouvernement conservateur pour avoir mené des négociations secrètes sur le PTP et pour ses répercussions majeures», a indiqué Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos, par voie de communiqué.

«Trudeau vient de démontrer qu'il ne valait pas mieux. Son gouvernement a été tout aussi secret dans l'adoption du PTP, laissant les Canadiens dans l'ignorance quant aux répercussions de cet accord commercial favorable aux multinationales», a poursuivi M. Neumann.

L'entente de principe sur l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) a été annoncée mardi. Le Syndicat des Métallos craint que cet accord de libre-échange entraîne la suppression d'emplois pour la classe moyenne, une baisse des salaires et des normes environnementales ainsi que la détérioration des conditions de travail.

«Le PTP constituait une mauvaise entente lorsqu'il a été négocié par les conservateurs en 2015, et il demeure une mauvaise entente aujourd'hui. Mis à part un changement cynique dans le titre officiel de l'accord, il est peu progressiste en soi», a souligné M. Neumann, évoquant l'insistance du gouvernement Trudeau à rebaptiser le PTP Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

«Dans son désespoir à vouloir signer le PTP, le gouvernement Trudeau a été considérablement dominé par d'autres pays dans ces négociations, y compris le Japon, l'Australie et le Vietnam. Confronté aux choix d'accepter une mauvaise entente, ou de ne pas conclure d'entente du tout, Trudeau a cédé», a affirmé Ken Neumann.

«Les résultats reflètent l'obsession manifeste de ce gouvernement à négocier des accords commerciaux qui renforcent les droits et les pouvoirs des entreprises multinationales, aux dépens des emplois canadiens et de meilleures normes sur le plan des droits de travail, de la personne et de l'environnement», a-t-il conclu.

Plus tôt en semaine, le NPD et le Parti vert du Canada ont également dénoncé la décision du gouvernement Trudeau d’accepter l’entente de principe de cet accord de libre-échange.

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